L’argousier

Argouses © Secrets de plantes

Argouses © Secrets de plantes

Arbuste épineux, l’argousier, Hippophae rhamnoïdes, de la famille des Eleagnaceae, pousse jusqu’à 2000 m sur les terrains sablonneux, les bords de fossé et de cours d’eau. C’est un arbrisseau de 2 à 4 m de haut, touffu, vivace, avec des racines à nodules fixant l’azote de l’air. Son écorce, d’abord écailleuse et grisâtre, devient brun foncé en vieillissant. Ses nombreux rameaux sont  étalés et densément feuillés. Ses feuilles sont oblongues, argentées à la face inférieure et d’un vert gris sombre sur le dessus. Les fleurs, dioïques, viennent de mai à juillet, avant les feuilles; elles sont petites et verdâtres, elles forment de longues grappes entourant la base des jeunes rameaux. Le fruit apparaît en août-septembre ; c’est un akène, entouré du calice persistant et charnu, simulant une drupe ovoïde jaune orangé de saveur acide. Il a besoin de lumière. En France on le trouve le long du Rhône et des cours d’eau du sud-est, sur les dunes de la Manche et de la mer du Nord. Il croît aussi spontanément le long du  Rhin, dans la majeure partie de l’Europe, en Asie Mineure, dans le Caucase et en Iran, Asie, Égypte, Amérique de l’ouest.

Teinte, tonalité et valeur en peinture

Olympia, d'Édouard Manet - Musée d'Orsay

Olympia, d’Édouard Manet – Musée d’Orsay

La teinte est la nuance réalisée par le mélange de différentes couleurs.

Une teinte est la qualité particulière donnée à une couleur. Obtenues par mélange, elles sont infinies et parfois illustrées par des nominations précises telles ”rouge cadmium”, ”bleu azur” ou encore ”vert Véronèse”.

Dans Olympia de Manet, le peintre utilise une gamme de teintes proches pour évoquer trois matières: la nacre (les draps du lit), l’ivoire (le corps de la jeune femme) et le pétale de rose clair (la robe de la domestique). Maître dans l’art de décliner les blancs, Edouard Manet les juxtapose et les met en valeur les uns par rapport aux autres.

La Corse, une montagne dans la mer

Punta du Corbu et Teghie Lisce, Bavella, Corse, collection Arnaud Petit

Punta du Corbu et Teghie Lisce, Bavella, Corse, collection Arnaud Petit

Définie très justement comme “une montagne dans la mer”, la Corse dresse du nord au sud une série de massifs granitiques élevés et puissamment sculptés par l’érosion. Si les plus hauts sommets comme le monte Cinto (2706 m), point culminant de l’île, ou la Paglia Orba, ont un relief tout à fait alpin, les massifs situés à plus basse altitude, comme les parois de Bavella ou des calanche de Piana offrent un aspect tout à fait particulier dû aux étranges et improbables sculptures des taffonis, creusant le granit au point de le transformer en dentelles d’une apparente fragilité. Ailleurs, ce seront des boucliers de dalles d’apparence inexpugnable au-dessus d’un maquis impénétrable.