Le Balzac de Rodin au Salon

Balzac d'Auguste Rodin, Musée d'Orsay

Balzac d’Auguste Rodin, Musée d’Orsay

Le 29 avril 1898, Rodin présente son Balzac au Salon. Est-il nu ?
Le pauvre Balzac, ou plutôt le pauvre Rodin déclenche une polémique sans précédent au Salon de 1898.
– “Avez-vous vu le Rodin ?”
– “Mais je croyais qu’il était nu, pourvu d’un ventre énorme.”
– “Symbole de la création ? ça !”
– “C’est du Michel-Ange.”
– “Allez donc, c’est du Daumier.”
– “Mais c’est un phoque.”
– “C’est Balzac au hammam”
– “C’est Monsieur Zola qui a tenu à ce que Maître Rodin sculpte Balzac.”
– “Ce n’est pas assez ressemblant !”
La Société des gens de lettres, qui a commandé l’œuvre en 1891, va la refuser. Quelques années après la mort de Rodin, c’est le succès.
“…mon regard soudain, resta très haut, suspendu au Balzac, au refusé, qui était revenu et qui était debout, là, orgueilleux, comme s’il ne voulait plus s’en aller ” (Rainer Maria von Rilke).

 

La saponaire

Saponaire © Secrets de plantes

Saponaire © Secrets de plantes

La saponaire, ou savonnière ou herbe à foulon, Saponaria Officinalis de la famille des Caryophyllaceae, apprécie les endroit frais : on la rencontre sur les bords des chemins, le long des talus de chemins de fer jusqu’à 1600 mètres d’altitude.
Elle est commune dans presque toute l’Europe et en Asie occidentale.
On la trouve en l’Europe et en Asie tempérée où elle manque sur de vastes espaces.
Sa multiplication végétative, par son rhizome, en fait une plante qui peut être envahissante.

Cette herbacée est haute de 80 cm , sa tige est simple ou rameuse d’un vert rougeâtre, elle est renflée aux noeuds. Les feuilles sont grandes, verte, de forme ovales lancéolées, elles sont attachées au niveau des noeuds de la tige, opposées les unes aux autres.
Les fleurs en cymes pédonculées sont très odorantes, les sépales sont en forme de tube, ils sont striés et possèdent 5 dents courtes et pointues. Les pétales sont libres de couleur rose pâle ou liliacé, ils sont rétrécis à la base en un long onglet très élargi dans sa partie supérieure. La floraison a lieu de juin à octobre.

Un enterrement à Ornans de Courbet – Complements

enterremQuelques jeux pour compléter l’analyse de Un enterrement à Ornans de Gustave Courbet.

– Repérez les lignes directrices du tableau.

La première ligne directrice est verticale, marquée par le crucifix; perpendiculairement, la deuxième ligne directrice, horizontale se tient au milieu de l’ondulation des visages.

– Quel est le détail principal du tableau?
Le jeu de la composition: Courbet le désigne d’un détail, le crucifix, mais il l’isole et donne l’impression qu’il préside au ”destin” du tableau.

– Repérez les points d’arrêt de la vaste ondulation de la toile.
Trois horizontales, en haut les falaises du Jura, la ligne ondulée des visages, et la ligne du sol. Sur la ligne du sol s’inscrivent les moments d’arrêt: le prêtre, le fossoyeur, le chien, le paysan aux bas verts.

– Repérez les deux diagonales qui précipitent vers la tombe.
Deux diagonales parallèles traversent la scène sur la gauche, elles précipitent le mouvement vers la tombe.

– Retrouvez avec photoshop le vert qui répond aux costumes rouges des bedeaux.
À la note rouge et avinée des deux juges et de leur robe, répond les bas d’un vert émeraude acide et froid du personnage au chien.

enterreweb– Identifiez la coiffe qui correspond à celles du tableau.
Sur le registre des entrées aux Salons, Courbet donne pour titre à ce tableau: Tableau de figures humaines, historique d’un enterrement à Ornans, en Franche-Comté, les coiffes en témoignent.

– Repérez les personnages hors champ.
Le cortège continue hors champ où il y a tous ceux qu’on ne connaît pas, les autres, la société qui est aussi directement concernée par le sujet: la mor

– Quelle est la courbe qui passe par les personnages importants situés autour de la tombe?
Un arc de cercle passe par les personnages importants situés autour de la tombe.

enterremweb2– Identifiez le contraste clair-obscur voulu par le peintre.
Au blanc du cercueil, des écharpes de soutien, de l’aube de l’enfant de choeur et des manches du fossoyeur, correspond le flot noir des vêtements de deuil.

– Identifiez la zone la plus foncée et le contraste avec les zones les plus claires.
Aucun personnage n’est indifférent pour Courbet; le rose des visages, pourtant tous traités dans les mêmes tonalités dominent, avec la couleur noire cet univers sombre et  beau.

– Observez l’étendue du contraste clair-obscur du ciel.
La  grande traînée de lumière qui illumine le ciel à droite a son pendant d’ombre à gauche, où la nuit tombe, c’est là le ciel du crucifix

– Repérez la direction du regard de la petite fille et celle du regard du chien.
Un visage de fillette regarde vers le spectateur; et le chien regarde-t-il la fillette ou ce qui se passe au-delà du tableau ?

enterremweb3– Repérez tous les symboles du rituel de l’enterrement, qu’ils soient religieux ou non.
Le bréviaire du curé, le crucifix, les porteurs, la fosse, l’encensoir, les femmes qui pleurent: les rites d’un enterrement campagnard, événement banal, sont soigneusement observés

– Identifiez la condition sociale des personnages.
C’est une peinture réaliste ou une cinquantaine de villageois de différentes catégories sociales sont portraiturées.

– Repérez les zones les plus claires.
Courbet est ici encore inspiré par Tintoret; la matière est puissante, les coloris sombres et forts, les blancs en contrepoint; il réunit tous ces visages et les isole à la fois.