1848 : Fin de règne
La fin du règne de Louis-Philippe est marquée par une grave crise économique, financière et politique : le maintien irréductible d’un régime censitaire fait du pouvoir politique le monopole de la bourgeoisie la plus riche tandis que ne cessent de progresser l’idée républicaine, la volonté d’amélioration sociale et une soif de générosité que le romantisme a apportées à la vie collective.
La liberté de réunion n’existant pas, les partisans de la réforme électorale et parlementaire (opposants à la dynastie et opposants républicains) organisent une campagne de banquets ; les toasts au roi se transforment vite en “Vive la Convention”. Aussi, Guizot interdit-il le banquet final du 14 janvier. Les organisateurs relèvent le défi et fixent une autre date : le 22 février. De nouveau interdit, le banquet est décommandé, mais trop tard. La foule afflue, s’amasse pour manifester et les premiers troubles éclatent. Le 23 février, le peuple est toujours dans la rue ; Louis-Philippe fait appel à la garde nationale : elle fraternise avec la foule !


