Savoir déléguer

déléguer

doigts de pied en éventail

De l’importance de savoir déléguer

Au travail et à la maison, il est important de savoir déléguer pour plusieurs raisons:

– apprendre l’autonomie et la responsabilité à ceux qui sont sous vos ordres ou à vos enfants,

– savoir renoncer à  faire tout vous même : vous n’êtes pas également compétent(e) pour tout et vous êtes plus utile pour ce que vous savez bien faire et c’est une perte de productivité d’accomplir certaines tâches, même si vous pensez les faire mieux que quiconque.

Savoir déléguer n’est pas si simple : il ne faut pas se tromper sur les compétences de la personne à qui on délègue, il faut savoir la motiver, puis il faut contrôler le travail.

Pendant une semaine faites l’essai de déléguer au moins une dizaine de tâches par jour au travail et à la maison. testez des tâches inhabituelles pour voir si vous saurez convaincre: espionner votre compagnon (compagne), aller vous chercher une boisson fraîche, demander à ce qu’on vous sourie chaque fois qu’on vous croise, vous réveiller si vous ronflez, vous apporter un bouquet de fleurs chaque jour, porter votre sac, vous raccompagner chez vous, repasser votre linge, aller jouer au Casino pour vous, etc.

Vous ne pouvez pas déléguer le fait de vous lever le matin du bon pied!

Pendant une semaine, prêtez attention au pied que vous posez par terre en premier en sortant du lit.

Est-ce toujours le même?

De quels paramètres dépend le pied que vous posez en premier: de votre humeur, de l’heure à laquelle vous vous levez, de votre empressement à vous lever, de l’heure à laquelle vous vous êtes couché(e) la veille?

Vous levez-vous du pied gauche?

Observez-vous une corrélation entre le pied que vous avez posé par terre en premier et la réussite de votre journée?

Le tour, une machine-outil

Tour  © Musée des arts et métier, l'Album

Tour à copier de Nartow © Musée des arts et métier, l’Album

La machine-outil par excellence

Le tour est la machine-outil qui serait la plus difficile à remplacer par le travail à la main : l’ouvrier comme le potier n’arriverait que fort difficilement à obtenir une pièce bien ronde, tandis qu’il réussit toujours à raboter une surface plane ou à percer un trou.

Le tour sert à donner aux pièces travaillées la forme de solides  de révolution.

Le tour intervient dans la fabrication de presque tous les produits mécaniques depuis les boulons jusqu’aux roues des chemins de fer.

Actionné d’abord au pied ou à la main, il se motorise puis se robotise.

Malgré la variété des tours, on peut les ramener à deux types principaux :

– le tour à pointes dans lequel la pièce à travailler est soutenue aux deux extrémités de son axe par des pointes coniques,

– le tour en l’air dans lequel la pièce n’est soutenue qu’à une extrémité.

Les hommes

Henry Maudslay, ingénieur britannique.

1771 (Woolwich) – 1831 (Londres),

Grand métallurgiste, père de l’industrie anglaise des machines-outils, grâce aux méthodes rigoureuses et à la mécanique de précision qu’il développe. Ses tours à fileter qui assurent la fabrication de vis en série sont de véritables prototypes du tour moderne. Il favorise l’innovation technique en stimulant la création au sein de ses entreprises, qui deviennent des pépinières d’ingénieurs. Maudslay “l’éducateur” a formé des grands constructeurs ingénieurs britanniques : Clément, Nasmyth, Roberts et Whitworth.

Maudslay travaille d’abord chez Bramah, où il est, à l’âge de 19 ans, chargé comme contremaître de la mise au point de machines à fabriquer les cadenas inventés par Bramah.
1794 : ils développent ensemble le principe de machines-outils, comme le tour à chariot et la presse hydraulique.
1797 : à Londres, Maudslay imagine tour à fileter, justement célèbre.
1805 : le chef-d’œuvre de Maudslay est son micromètre, à l’aulne duquel tous les objets de petite taille peuvent être mesurés. La précision de l’instrument est exceptionnelle.
Au début du XIXe, il cherche à établir une normalisation des filetages et, en 1807, supprime le balancier de la machine  à  vapeur, s’ingéniant à guider verticalement la tige du piston par deux glissières, grâce à une roue qu’elle porte à son extrémité.
1900 : comme Calla, il affectionne les modèles ; sa collection privée est confiée au Science Museum.

Modèles de tours

Sur la photo, le Tour à copier de Nartow, vers 1715.

Les tours à copier et à réduire les médailles permettent de reproduire toutes sortes de contours, réguliers ou irréguliers.

Tour à charioter en fer de Vaucanson 1750.

Premier tour métallique avec chariot à déplacement parallèle à l’axe des pointes. Vaucanson créa ce tour pour fabriquer les cylindres (calandres) utiles à l’industrie de la soie, qu’il était chargé de rénover.

Petit tour de Fardoil pour égaliser les fusées d’horlogerie, 1697.

Petit tour de Fardoil pour égaliser les fusées d'horlogerie, 1697

Petit tour de Fardoil pour égaliser les fusées d’horlogerie, 1697

Le burin est guidé  sur l’arbre secondaire parallèle à l’arbre portant la pièce ; il est appuyé à la main. Les progrès des machines-outils en horlogerie ont fait gagner les horloges en précision.

Tour à bois à ficelle et pédale, ou à archet pour travailler le bois.

Tour à bois à ficelle et pédale

Tour à bois à ficelle et pédale

Ce type de tour existait déjà au moyen âge.

 

Le pied de mouton

Pied de mouton

Pied de mouton © Encyclopédie pratique des champignons

Le pied de mouton

Le pied de mouton, chamois ou corne de vache vit caché, ne montrant que le rebord de son chapeau. Il pousse en colonies, formant des cercles, des traînées sinueuses jaunâtres.

Le pied de mouton ou barbe de chèvre, langue de chat ou encore prignoche, Hydnum repandum ou Sarcodon repandum, classe des Homobasidiomycètes, ordre des Cantharellales, famille des Hydnaceae, est un champignon commun et connu.

On le trouve  en troupes sur tous les sols (feuillus et conifères), souvent soudés les uns aux autres par le chapeau. En été et en automne, jusqu’aux premières gelées.

Pieds de mouton

Pieds de mouton © Encyclopédie pratique des champignons

Assez bon comestible jeune, il devient amer en vieillissant. Le faire cuire longtemps et jeter la première eau pour évacuer l’amertume.

Le chapeau est chamois, roussâtre de 13 à 20 cm, d’abord convexe, étalé puis déprimé et bosselé. La marge est épaisse, ondulée et lobée.
La cuticule est pruineuse, mate, finement veloutée.

La chair blanche devient ocre avec l’âge. Toujours ferme et fruitée, elle supporte le séchage et n’est jamais attaquée par les larves.

Les aiguillons sont inégaux, pendants, blanc crème et brunissent avec l’âge. Ils forment un fin réseau très serré et sont décurrents sur le pied.

Les spores sont blanc crème de 7µ, arrondies, un peu anguleuses avec une gouttelette centrale.

Le pied est épais, élancé, souvent excentrique de blanchâtre à beige ou roussâtre.

Souvent confondu avec Hydnum rufescens, sans danger. Avec un champignon à aiguillons, pas de risque de s’empoisonner.

Recettes

Salade de pieds-de-mouton au bacon et au curry

600 g de pieds-de-mouton, coupés en morceaux de taille moyenne

2 tranches de bacon, coupées en deux

25 g de racine de gingembre frais, pelé et émincé

1 petite gousse d’ail, écrasée

1 cuillerée à soupe d’oignon, haché

4 cl d’huile de tournesol

2 cl de vinaigre de vin blanc

20 g de beurre

I cuillerée à café de curry en poudre

4 branches de coriandre fraîche, ciselée

1 dl de jus de viande

assortiment de salades vertes, lavées et essorées

Faire revenir les champignons dans le beurre fondu. Couvrir et laisser cuire cinq minutes. Ôter le couvercle et laisser cuire à nouveau jusqu’à l’évaporation complète de l’eau des champignons. Ajouter alors l’oignon, l’ail et le gingembre. Laisser mijoter quelques minutes puis saupoudrer de curry et mouiller avec le jus de viande.

Faire cuire jusqu’à évaporation du liquide. Le jus réduit restant doit avoir une consistance sirupeuse et doit bien enrober les champignons. Réserver au chaud.

Faire griller les tranches de bacon dans une poêle sans matière grasse jusqu’à ce qu’elle soient bien croustillantes.

Additionner la coriandre à la vinaigrette destinée à assaisonner la salade. La verser dans la salade et remuer. Répartir sur les assiettes et entourer de champignons et de tranches de bacon. Servir.

Pieds-de-mouton à l’étouffée parfumés à la sauge

500 g de pieds-de-mouton, coupés en quartier

1 petit pied de porc, cuit, désossé et coupé en petits dés

4 feuilles de sauge fraîche

1 petite carotte, pelée et émincée

1 échalote, hachée

1 petite gousse d’ail, écrasée

1 dl de vin blanc sec

2 dl de bouillon de volaille

60 g de beurre

1/2 cuillerée à café de moutarde forte

Faire fondre la moitié du beurre dans une casserole. Y faire cuire les pieds-de-mouton jusqu’à l’évaporation totale de leur eau.

Pendant que les champignons cuisent, faire dorer dans une cocotte la carotte, l’ail et l’échalote avec le reste de beurre. Mouiller avec le vin blanc et laisser mijoter jusqu’à l’évaporation presque totale du liquide. Ajouter le pied de porc et laisser mijoter quelques minutes. Ajouter les champignons et le bouillon. Faire mijoter jusqu’à ce que la préparation soit bien épaisse et homogène. Ajouter la moutarde et la sauge juste avant de servir.

Pieds-de-mouton au cidre

500 g de pieds-de-mouton, coupés en quartiers

1 bel oignon, finement haché

1/2 l de cidre brut

50 g de beurre

25 cl de crème fleurette

sel, poivre

Faire revenir les champignons avec la moitié du beurre. Saler légèrement, couvrir et laisser cuire dix minutes. Lorsque les champignons ont bien rendu toute leur eau, ôter le couvercle et laisser cuire jusqu’à l’évaporation complète de l’eau.

Dans une autre casserole, faire revenir l’oignon à feu doux avec le reste du beurre sans le laisser brunir. Mouiller avec le cidre et faire réduire. Ajouter les champignons et la crème. Poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la liaison soit belle. Saler, poivrer et servir.