L’origan, tonique et stimulant

Origan

Origan © Secrets de plantes

Botanique

L’origan ou marjolaine sauvage, ou marjolaine bâtarde, Origanum vulgare, de la famille des Lamiaceae,  est une plante herbacée, originaire de la région  méditerranéenne, qui dégage une forte odeur aromatique. Très commun, il croit en abondance dans les lieux arides, sur les talus, les coteaux ensoleillés, les pâturages secs, les talus, les bois clairs. Il préfère le calcaire mais on le retrouve dans toute la France jusqu’à 1000 m. Il est présent en Europe et en Asie extra-tropicale.
Il existe de nombreuses variétés d’origan dans le pourtour méditerranéen.

Plante vivace, de saveur un peu amère, sa tige haute de 20 à 60 cm est souvent rougeâtre; elle est couverte de poils mous. Ses feuilles sont opposées, vertes sur les deux faces.

Elle fleurit de juillet à octobre en glomérules terminaux très compacts. Son calice est vert teinté de brun, campanulé, sa corolle est bilabiée, les pétales sont soudés, roses pourprés, odorants et remarquables par leurs nombreuses bractées ovales et imbriquées, d’un rouge violet.

4 akènes ovoïdes et lisses forment le fruit.

Apprenez à le reconnaître avec la Flore.

Usages

On en utilise les sommités fleuries.
L’origan est déjà vanté par les Anciens pour ses diverses propriétés toniques : on l’employait comme stimulant contre la fatigue nerveuse, l’asthénie des jeunes filles alanguies par leur formation. Antispasmodique, il était utilisé contre les douleurs menstruelles.
Stomachique, il soigne les troubles digestifs, l’atonie digestive, la dilatation de l’estomac, l’inappétence. L’origan est aussi carminatif.
Sudorifique et diurétique, il est employé lors des grippes car béchique et expectorant, il calme la toux  sans tarir les sécrétions. On l’utilisait pour soigner l’emphysème des anciens tuberculeux.
Il peut être utilisé en infusion mais aussi en inhalation.
L’origan fait partie des espèces vulnéraires : à ce titre il entre dans la composition du “thé suisse”, de plusieurs autres préparations vulnéraires, telle que l’eau d’Arquebuse.

On revendique les extraits d’origan pour leurs propriétés anti-oxydantes et anti-radicalaires permettant de lutter contre le vieillissement cutané. On leur attribue enfin des vertus antiseptiques.
L’huile essentielle d’origan présente quant à elle des activités analogues mais elle est aussi réputée déodorante et purifiante.

En lotion, l’origan facilite la repousse des cheveux.
La plante est traditionnellement utilisée en usage local comme traitement d’appoint adoucissant et pour calmer les démangeaisons, en cas de crevasses, écorchures, gerçures et contre les piqûres d’insectes.
Pour ses vertus aromatiques, l’origan est employé dans des bains toniques, relaxants, décongestionnants et emménagogues.

L’huile essentielle d’origan est donc recommandée dans les produit d’hygiène bucco-dentaire, les produits de massages pour le corps, les shampoings pour cheveux gras à tendance pelliculaire, les crèmes anti-rides, les crèmes purifiantes, les produits pour les pieds, les bains moussants et gel douche, les déodorants.

L’origan est un composant apprécié dans les parfums pour hommes.

En cuisine l’origan est le condiment traditionnel de la pizza, il a les emplois de la marjolaine avec une saveur moins fine mais plus poivrée.
On en faisait un thé léger appelé “thé rouge” et on s’en servait pour aromatiser la bière, la rendre plus forte et favoriser sa conservation
L’origan est mellifère et apprécié des bestiaux.
En usage externe, la plante est active au niveau des démangeaisons et sa teinture est utilisée contre l’induration des glandes et la gale des animaux.
Il peut être fumé en guise de tabac.
Les sommités de la plante peuvent teindre la laine en rouge brun.
C’est une jolie plante utilisée dans les jardins.

Composition chimique

origan

origan

Les sommités fleuries renferment :- des protides

– des acides organiques : acide ascorbique (vitamine C)

– des composés phénoliques représentés par des acides phénoliques (acide caféique, acide chlorogénique, acide rosmarinique), des flavonoïdes (flavones – dérivés de la lutéoline, de l’apigénine, de la diosmétine-, flavonols- dérivés du kaempférol, 8 % de tanins

– des triterpènes : saponines (acide oléanolique, acide ursolique)

– de la vitamine A (rétinol)

– 0,1 à 0,4 % d’huile essentielle constituée de 90 % de phénol (74 % de d-carvacrol, environ 25 % de thymol, du cymol), des monoterpènes (acétate de linalyle, acétate de bornyle, 2,6 % d’acétate de géranyle, bornéol, p-cymène, linalol, limonène, alpha et beta-pinène, alpha-thuyone, sélinène, alpha-terpinène, origanène, dipentène), des sesquiterpènes (beta-bisabolène, caryophyllène)

Folklore

Origanum est le nom grec de la plante. Il vient de “origanos”, issu de “oros”, montagne et de “ganos”, éclat, éclat des montagnes et de “vulgare”, commun.
En langage de fleurs, en disant : “vous seule pouvez guérir mon coeur”, l’origan en appelle à l’amour et à la protection.
Plante protectrice dans tout le monde anglo-saxon, elle est employée dans les charmes amoureux, on doit la mêler au repas de la personne dont on veut être aimé.

Un médecin-chirurgien allemand Fabricius von Hilden guérit d’un rhume de cerveau le célèbre militaire Wallenstein avec de l’origan. Ce dernier, ravi par sa guérison inespérée, lui donna deux cents écus et le fit raccompagner dans son propre carrosse tiré par quatre chevaux blancs.
Près d’Oran, le “Tombeau de la chrétienne” abriterait les corps de la famille royale de Numidie et recèlerait un extraordinaire trésor. Mais il ne sera accessible qu’à celui qui aura chassé tous les voleurs d’origan, plante qui pousse en grande quantité dans ses alentours.

Recettes

Torticolis et rhumatismes

Contre le torticolis – ou les rhumatismes -, vous pouvez chauffer à la poêle des sommités fraîches et hachées pour les appliquer bien chaudes en compresse sur le cou.

Rage de dents

En jus frais, introduit directement dans la carie, ou en décoction vineuse, il calmait les rages de dent.

Choisir la bonne dose

Un peu fait dormir mais beaucoup vous tient éveillé toute la nuit s’il le faut en très bon état physique et mental.
Un peu c’est la valeur d’une pincée pour une tasse à thé d’eau bouillante.
Beaucoup c’est 2 à 3 pincée par tasse. Ce peut être aussi une salade de tomate dégustée au dîner et abondamment parsemée d’origan.

Portrait de l’artiste au Christ jaune de Paul Gauguin

Paul Gauguin

Portrait de l’artiste au Christ jaune de Paul Gauguin – Musée d’Orsay

Ex-voto

« C’est un mélange inquiétant et savoureux de splendeur barbare, de liturgie catholique, de rêverie hindoue, d’imagerie gothique, de symbolisme obscur et subtil. » Octave Mirbeau.

Croix de bois, croix de Saint-André, le sauvage peint son calvaire.

Visage fracturé, l’œil blessé est le point central de toutes les lignes de force. Divisé entre le synthétisme du Christ jaune, il reste sous sa protection, et le primitivisme du pot, il pousse un dernier cri ; le voyage pour Tahiti approche. Comment les couleurs annoncent-elles cette séparation ?

1890-1891 – 38 cm x 46 cm

Sujet

Paul Gauguin a 42 ans lorsqu’il se représente en buste de trois quart, durant l’hiver 1890-91 à son retour de Bretagne. Cet autoportrait a sans doute été peint dans l’atelier parisien de son élève E. Schuffenecker où se trouvait son fameux Christ jaune, toile symboliste et synthétiste réalisée au Pouldu en 1889.

On la voit ici à l’envers car l’artiste utilise un miroir pour se représenter lui-même. A droite figure une autre de ses œuvres réalisée au cours de l’hiver 1889, le Pot autoportrait en forme de tête de grotesque qui apparaît dans le bon sens car peint d’après une photographie. La présence de ces deux œuvres de 1889 à l’arrière plan de l’autoportrait exprime bien la souffrance de l’artiste et son dramatique combat contre la civilisation à la veille de son premier départ pour Tahiti.

Le Christ semble le protéger, le pot laisse échapper un cri, Paul Gauguin s’est placé devant ces deux œuvres, en combattant solitaire et fier, entre synthétisme du Christ et primitivisme du pot, ce dernier exprimant la part sauvage de son moi.

Le visage est comme fracturé par la différence étrange entre les yeux à chacun desquels correspond une partie du tableau, l’œil de gauche porte un regard froid et douloureux, on y sent le reproche et un peu de mépris, l’autre est aigu, violent avec une note de folie. Au premier est accordé un Christ en  croix, au second la terre cuite du «sauvage».

Détail fort curieux ; ni le Christ ni le « sauvage » n’ont d’œil gauche, en regardant attentivement la peinture, on a d’ailleurs le sentiment que l’artiste les a supprimés volontairement.

Composition

Comme dit plus haut, ce petit tableau est comme sectionné en deux parties inégales où figurent deux œuvres de l’année précédente; Le Christ jaune et Le Pot. Cette ligne passe de la main du Christ à la tempe du peintre entre l’œil est l’oreille, elle est en légère diagonale. Une autre, celle-ci bien verticale, un peu plus loin sur la droite coupe le visage en deux suivant la ligne médiane du nez .

Cette position donne l’impression que le personnage accroche notre regard ou le sien propre dans le geste de détourner la tête vers notre droite c’est à dire du côté de la terre cuite, c’est au Christ qu’il tourne le dos complètement.

Les autres lignes de composition sont aussi très révélatrices de l’art de Gauguin, car il utilise ces lignes de composition dans un but d’abord dynamique et ensuite esthétique : Une première ligne part de l’œil fermé du Christ rejoint l’oeil droit du personnage et s’achève sous l’étagère à droite du tableau. La seconde suit la ligne de l’épaule droite du peintre, traverse le même œil et aboutit à la place de l’œil absent de la sculpture. Ces lignes sont en croix de Saint-André, le centre étant l’œil du peintre.

Couleur , lumière

La lumière d’ailleurs vient de la droite. Cet éclairage du visage assez intense est justement mis en valeur avec force par le contraste du clair-obscur dans cette zone et le lien entre les teintes : rose et carmin pour le visage, ocre rouge et jaune pour la terre cuite, tête contre tête pourrait-on dire. Le « Christ Jaune »  est un tableau, Gauguin le restitue donc comme quelque chose de plat, la terre cuite est une sculpture et donc il en restitue le volume. On sait le goût de Gauguin pour la sculpture qu’il développera considérablement à Tahiti et aux Marquises sous l’influence des « arts primitifs » qu’on commence à découvrir.

Gauguin fait une utilisation symboliste de la couleur. Le corps du Christ est aussi jaune que la meule, sa poitrine est verte, les arbres sont rouges comme dans le Talisman de Sérusier. Les couleurs de tableaux sont détachées de la réalité. Contraste puissant entre l’autoportrait et l’arrière plan rendu par des contrastes de valeurs.

Gauguin n’a cure d’utiliser des coloris fidèles à la réalité; il ne cherche plus uniquement à reproduire une lumière réelle, il cherche autre chose, une fusion d’un colorisme intérieur (sorte d’idéal personnel de la couleur) et de la couleur réelle, (celle qu’on voit dans une lumière donnée), mais il a besoin que cette situation de lumière puisse se marier à son imagination de la couleur pourrait-on dire. Il avait entrevu cette possibilité lors de son voyage aux Antilles, mais c’est à Papeete qu’il trouvera cette vraie lumière dont l’impression peut se mêler à son désir de couleur.

Matière, forme

L’homme est blessé, le regard le montre, mais ce n’est pas seulement par l’insuccès de ses dernières œuvres à Paris, il conteste le bien fondé de cette société toute vêtue de noir, et plus profond encore la civilisation Européenne qui colonise et détruit tout univers qui n’est pas le sien.

Paul Gauguin n’est pas un homme facile, sa nature complexe, violente et trop libre pour l’époque en heurte plus d’un . La grandeur du personnage est évidente ce qui aussi indispose quelques autres artistes et son départ pour l’autre bout du monde dut en arranger plus d’un. Ce visage tourmenté et rouge qu’il place comme un double du sien propre et qui correspond à cet autre œil, le gauche si évidemment différent du droit, révèle une nature radicalement hostile au regard douloureux et trouble que l’occident chrétien porte sur l’existence, mais que Gauguin porte aussi en lui et dont il se séparera progressivement à la mesure de l’éloignement que les grand voiliers de l’époque mettront entre lui et l’occident.

Gauguin donne une clef quant à sa recherche picturale dans cette lettre où d’ailleurs il demande à Émile Bernard une photo du pot pour le faire figurer dans ce tableau ; il dit « je cherche le caractère dans chaque matière », cette remarque peut s’appliquer tout aussi bien à sa recherche d’un trait et d’un colorisme qui lui permette la facture souhaitée, ou rêvée.

On sait qu’il découvrit l’art polynésien qui est un des plus beaux des arts exotiques et que les lignes somptueuses des sculptures de ces îles l’ont fasciné.

Le peintre nabi Maurice Denis qui acheta ce tableau à Ambroise Vollard en a souligné le caractère cézannien. Gauguin utilise en effet dans cette toile des touches juxtaposées et parallèles très proches de celles qu’employait Cézanne.

Les formes sont synthétiques et cernées de traits foncés qui délimitent nettement des plages de couleurs contrastées, surtout dans le Christ jaune. Le portrait proprement dit s’inscrit dans une forme pyramidale qui donne une impression de force et de ténacité caractéristique du tempérament de Gauguin.

Extrait du travail préparatoire pour le CD-Rom “Secrets d’Orsay”

Contrepèteries gourmandes

goûter

les beignets

En amuse bouche, si je puis m’exprimer ainsi, je vous soumets quelques contrepèteries gourmandes, très nombreuses dans l’art du contrepet.

À croire qu’il suffit d’inverser les syllabes pour passer des plaisirs d’un orifice à un autre.

Elle a reçu toute la farine sur sa mante.

La maison peut également vous procurer des rillettes en fût.

Les nouilles cuisent au jus de cane.

Les femmes n’apprécient pas le marc trop doux.

Rien ne vaut un bon coup de marc après la dînette.

Ta grosse tartine passe mal, parrain.

Suce la belle pomme, Aline.

Je vais vous faire des escalopes avec une belle salade.

Votre poire a un goût de terrine.

J’ai senti une forte odeur de marron en approchant du quai.

Si tu ne bouffe pas mon chou, je ne toucherai pas à tes cailles.

Les meilleures moules ont l’écaille presque noire.

Quelles bonnes frites pour ces bedaines!

Gélatine panée.

Le cuisinier demande au sommelier un coup de vin pour son salmis.

Mademoiselle, désirez-vous des nouilles encore?

Le cuisinier met du coeur à ses bouillons.

Quelques bonnes frites pour ces bedaines.

Si tu voulais me laisser le pain chaud,  je te donnerai ma croûte à pâté.

Le coq mort veut les meilleurs crus.

La cuisinière se plait à biseauter les frites.

De vieux messieurs bedonnants s’évertuaient sur leurs frites.

Et entre deux contrepèteries, n’oubliez pas de goûter

Vous mangez, vous buvez, mais pensez-vous à goûter? Combien de fois vous a-t-on demandé au cours d’un repas ce que vous pensez du vin par exemple et vous vous apercevez que vous n’avez pas fait attention à goûter.

Faute d’affuter notre goût, nous risquons de mourir de malbouffe.

Par exemple, achetez toutes les tablettes de chocolat noir que vous trouvez, goûtez et trouvez celles dans lesquelles il y a du beurre concentré ou d’autres matières grasses autres que le beurre de cacao.

Vérifiez le résultat de votre test sur l’emballage.

Vous verrez que si vous y prêtez attention, vous reconnaîtrez facilement les chocolats qui font des économies sur votre dos, enfin, sur votre santé.

Luttez contre la malbouffe

gourmandises

gourmandises

La société et les individus sont malade de malbouffe! Lorsqu’on achète des produits alimentaires, regarder la plupart des étiquettes fait peur, penser à la composition des boues d’épuration des eaux qui ont servi d’engrais et à tous les polluants de la chaîne alimentaire inciterait plutôt à jeûner.

Le civisme et l’écologie coûtent cher et remplacer des canalisations en plomb qui ne se voient pas ne rapporte aucunes voix aux élections, alors nous sommes bien obligés de nous nourrir avec ce que nous trouvons.

Ce qui est sûr, c’est que la bonne cuisine se fait avec de bons produits.

Essayez de trouver de bons produits (les bios ne sont malheureusement pas toujours les meilleurs!), de chercher quelques recettes appétissantes bonnes pour la santé et de manger équilibré. L’idéal est évidemment de se fournir à la ferme et pas n’importe quelle ferme.

malbouffe

chocolats

Chaque fois que vous faites des courses, regardez tous les emballages et la composition de ce que vous achetez. Vous pourrez noter que par exemple la composition des rochers Suchard, sous la même appellation et sous le même emballage a changé il y a quelque temps. Le beurre de cacao a été remplacé par du beurre concentré, la composition en cacao a changé aussi. Vous pourrez noter que dans beaucoup des salades de crabe que l’on vous vend et que vous trouvez si bonnes, on trouve un nombre incroyable de substances chimiques de synthèse.

Regardez aussi la provenance des produits frais que vous achetez sur le marché ou dans les grands magasins et pensez à l’empreinte carbone des produits qui viennent des antipodes…et aussi au salaire de ceux qui les ont fait pousser et qui les ont récolté, lorsque vous achetez le kilo à moins de 2€.

Prenez l’habitude d’acheter responsable.

Apprenez à déguster, à faire la différence entre un bon vin et de la piquette puis ensuite entre un Médoc, un Saint-Émilion ou un Graves. Dans votre assiette, faites-vous la différence entre une côte de boeuf  de Charollais ou d’une vache de réforme élevée sur des barges en Hollande. La plupart du temps, lorsqu’on mange, on se nourrit et on ne prête pas attention aux saveurs, à la qualité des aliments. Un produit bio n’est pas forcément bon et un produit issu de l’agriculture raisonnée n’est pas forcément mauvais et nocif.

Exercez vos papilles et vous verrez qu’à force de prêter attention à ce que vous mangez, vous allez apprendre à faire de subtiles différences.

Retrouvez le goût et le plaisir de la table.

Customisez vos aliments

pêche customisée

pêche customisée

Après avoir parlé à vos plantes, fabriquez des stickers que vous collerez sur vos fruits. Comme avec les blagues carambar, vous aurez du succès après de vos invités en personnalisant chaque fruit. “Heureux, vous qui allez me manger”, “pomme génétiquement modifiée”, “Découvrez mes petits vers en gestation”, “rasez moi”. “Vous ne m’avez pas regardé”, “croquez pour découvrir le paradis…ou l’enfer”.

Bref, faites preuve d’imagination, servez des fruits humoristiques au lieu d’acheter des gâteaux qui font grossir.

Passez quelques semaines à la campagne avec des paysans

Potimaron © Secrets de plantes

Potimaron © Secrets de plantes

Pour lutter contre la bouffe à deux vitesse, passez une semaine avec des paysans pour essayer de comprendre leurs problèmes et de les soutenir. Je viens justement de passer huit jours dans le Lot, en pleine campagne pour réaliser quelques sculptures et n’ai mangé que des produits des jardins et des éleveurs du voisinage. Rien à voir avec les produits des marchés parisiens, on redécouvre un vrai feu d’artifice de saveurs.

Depuis quand n’avez-vous pas cueilli un fruit directement sur l’arbre?

Depuis quand n’avez-vous pas préparé un légume provenant directement du jardin ou un poisson qui vient d’être pêché?  J’ai pu comparer le goût du saumon que l’on vient de pêcher et le saumon, même “frais” que l’on achète au marché!

Lorsque vous achetez des produits qui viennent des antipodes, pensez-vous à ce qu’a été payé l’agriculteur sur place?

Et si vous ne faites même plus la différence entre une côte de mouton de pré salé d’une ferme bretonne et une côte de mouton du supermarché, posez-vous des questions sur l’état de vos papilles.

Offrez à vos amis une soirée saveurs littéraires

Poireaux © Secrets de plantes

Poireaux © Secrets de plantes

Savez-vous pourquoi certains dîners restent dans les mémoires et d’autre pas? L’alchimie est complexe.
Testez les dîners littéraires ou artistiques.
De nombreux auteurs ont écrit des recettes de cuisine ou ont parlé de recettes dans leurs ouvrages:
Alexandre Dumas, Salvador Dali et les Dîners de Gala

Pepe Carvalho a émaillé ses romans de recettes de cuisine.
Mais le fin du fin est de servir le plat en faisant écouter le texte, dit par des comédiens.
Votre dîner sera inoubliable si vous servez une soupe aux poireaux pommes de terre tout en faisant écouter aux convives le texte de Marguerite Duras, dit par Delphine Seyrig et Sami Frey (extrait d’Un vague extrêmement précis, spectacle donné à La Roque d’Anthéron, musique de Carlos d’ALESSIO).
Une version raffinée de cette soupe est la Vichyssoise.