Les progrès de l’hygiène au XIXe

hygiène

Pleut-il?

Hygiène et organisation sociale

“La médecine n’a pas seulement pour objet d’étudier et de guérir les maladies, elle a des rapports intimes avec l’organisation sociale. L’hygiène publique est l’art de conserver la santé aux hommes réunis en société”. Hygiène morale et hygiène sociale vont bientôt se confondre. Il est temps, car en France la mortalité augmente, pendant qu’elle diminue dans les villes étrangères où existe le tout à l’égout.

“La charité, la philanthropie, la science économique proclament également qu’il est d’une haute importance que les pauvres et surtout les ouvriers des villes, habitent des logements sains. Le pays est intéressé à la vigoureuse constitution des citoyens appelés à la défendre.” Mais les instructions gouvernementales de Louis Napoléon Bonaparte sur les logements insalubres sont peu appliquées. Les départements font la sourde oreille. Il faut attendre 1894 pour voir la première loi sur les habitations à bon marché.
Il faut Pasteur, Koch et la peur panique des microbes, invisibles donc d’autant plus dangereux pour que le citoyen accepte d’être “strictement isolé de ses excrétions aussitôt qu’elles sont produites” et renonce à “recueillir religieusement son fumier pour le donner à l’Etat, en guise d’impôt”, pour doubler la production agricole.

Le guano et les engrais chimiques remplacent le fumier organique.
Le préfet Poubelle gagne la première bataille en 1884, rendant obligatoire l’usage du récipient qui porte encore son nom, puis la seconde, celle du tout à l’égout en 1894.
Les citoyens se mettent à dissimuler leurs fonctions naturelles, des instructions sont données aux jeunes : “la laideur et la mauvaise santé sont le châtiment infaillible de la déplorable conduite de ceux qui s’attardent aux latrines” (1865). On élimine la poussière, sorte de visualisation du microbe.
L’espérance de vie en France passera de 43 ans sous Napoléon III à 69 ans en 1900.

La bistorte à tout faire

Bistorte

Bistorte (Secrets de Plantes)

Botanique

Le renouée bistorte ou  serpentaire rouge, Polygonum bistorta L. de la famille des Polygonaceae, est une plante vivace herbacée de 20 à 80 cm de haut, caractérisée par une souche épaisse deux fois contournée. Sa tige est dressée, simple et peu feuillée avec des feuilles à bords rudes, glabres et vertes à la face supérieure, glauques et pubérulentes en dessous.
De mai à août apparaissent les fleurs, en épi terminal oblong de 5 à 9 cm., cylindrique et compact, rose.

Le fruit trigone à ailes tranchantes est brun et luisant.

La bistorte pousse de 500 à 2500 m dans les prés humides, les sols marécageux, les bords de fossés.
Très commune en zone montagneuse, elle est absente de la région méditerranéenne. Elle aime les terrains siliceux, riches en humus, où elle pousse souvent en masse.
On la rencontre également en Europe, en Asie, en Amérique boréale.

Apprenez à la reconnaître avec la Flore.

Usages

Son rhizome, inscrit au Codex de 1818 à 1908, est médicinal.
Sa décoction était utilisée par des tribus primitives du Caucase pour purifier le sang. Les peuples nordiques l’employaient contre la peste et la faisait entrer dans des recettes de la thériaque contre les morsures de serpent.
Ce rhizome est un astringent énergique et un tonique puissant ainsi qu’un bon vulnéraire. Il était conseillé pour arrêter les hémorragies, la diarrhée et la dysenterie, les incontinences d’urine, la fièvre intermittente ; c’était aussi un préventif de l’avortement.
Tonique efficace, il était administré en prévention de la tuberculose et dans les tuberculoses déclarées. Ici, l’action constrictive du tanin se trouve corrigée par l’amidon contenu dans la plante.
On l’utilisait, en usage externe, contre les stomatites et les pharyngites, les ulcérations de la bouche et des gencives, les angines, certains maux de dents, sur les plaies et les ulcères, la leucorrhée et les urétrites, en suppositoire ou lavement contre les diarrhées, les hémorragies intestinales  et  les hémorroïdes.
La bistorte entrait dans la composition de “l’électuaire Diascordium”, astringent et narcotique.
Les feuilles, riches en acide oxalique, donnent une infusion tonique, rafraîchissante et diurétique, utile lors de maladies inflammatoires et fébriles. En usage externe, on les appliquait sur les abcès froids et les tumeurs scrofuleuses, les plaies.

Les jeunes feuilles sont consommées en épinards. Leur goût spécifique est agréable, légèrement acidulé. En Russie, en temps de disette, on mêlait la poudre de racine de bistorte à la farine de blé pour faire le pain. En Islande, les graines sont consommées, cuites,  en guise de millet.
Elles ont été utilisées pour nourrir les volailles.

C’est une plante mellifère.

La racine était exploitée pour le tannage. En teinture, l’écorce de cette même racine fournit un brun marron.

Ses jolis grappes denses roses ont séduit les jardiniers qui en ont fait une espèce ornementale.

Composition chimique et usages actuels

Bistorte

Bistorte

Le rhizome contient :
– des glucides représentés par des oses et des osides tels que l’amidon, la cellulose, une gomme et des mucilages
– des protides, essentiellement des protéines telles que l’albumine
– des matières minérales : calcium
– des composés phénoliques comprenant :
. des acides phénoliques (acide gallique, acide ellagique)
. des flavonoïdes : tanins condensés (tanins catéchiques)
. une quantité importante de tanins (tanin gallique)
. des quinones : dérivés anthracéniques tels que l’anthraquinone
Sa teneur en tanins confère au rhizome des propriétés anti-diarrhéiques. Par un mécanisme différent elle est également laxative.
La plante est réputée pour ses activités anti-inflammatoires et antipyrétiques. Elle est par ailleurs diurétique et dépurative.
C’est aussi un remède veinoprotecteur.
En usage local elle est hémostatique et cicatrisante.

Usages pharmaceutiques
Le rhizome de bistorte est un remède utilisé dans le traitement des saignements de gencives, des épistaxis et des hémorroïdes. On l’emploie également pour soigner les ulcères.

Usages cosmétiques
La plante peut être employée dans les produits d’hygiène bucco-dentaire, étant à la fois astringente, purifiante et tonifiante.
Elle joue en outre un rôle séborégulateur et entre dans la composition de produits capillaires, particulièrement pour le traitement des cheveux gras, et de produits de soin du visage destinés aux peaux grasses à tendance acnéique ou mixtes.

Ses propriétés adoucissantes, hydratantes et régénérantes font de la bistorte un actif intéressant dans :

– des produits pour le corps et les mains
– des produits pour le visage, notamment destinés aux peaux sèches, sensibles et stressées ainsi que pour le contour des yeux

Folklore

Son appellation scientifique vient du grec “polys”, nombreux et de “gony”, genoux : c’est une tige noueuse, ce qui lui vaut aussi le nom de re-nouée ou celui de “bistorta”, du latin médiéval, 2 fois tordu, allusion à la forme de sa racine.

Elle est symbole de fécondité.
Si une femme désire un enfant, elle doit porter en permanence sous sa chemise des feuilles de bistorte ou encore attacher son tablier au tronc d’un noyer et le flageller avec des tiges de bistorte.

L’infusion de bistorte, que l’on a laissé refroidir sous les rayons de lune au soir de la St Jean, est bénite et chasse les pires démons.

Quant à la racine fraîche, elle permettait aux initiés d’entrer en transe.

Recettes

Antidiarrhérique

Ingrédients
30 à 60 g de racine
1 litre d’eau

en décoction à boire en 5 à 6 tasses par jour contre les diarrhées.

Pour la diarrhée rebelle humaine

Ingrédients
Macération de 15 à 30g de racine de bistorte dans l’eau tiède pendant au moins 6 heures.

Contre les aphtes

Ingrédients
180g de bistorte
1 litre de vin de muscat

à laisser macérer une semaine

Prendre 2 à 3 verres à madère par jour pour
raffermir les gencives et améliorer les aphtes

épinards de bistorte

Au printemps cueillir les jeunes feuilles et préparez-les comme des épinards.

antidiarrhéique pour grands animaux

Pour soigner une diarrhée rebelle
32 à 64g de racine de bistorte en décoction.

Rousse ou la Toilette de Henri de Toulouse Lautrec

Rousse ou La Toilette, Henri de Toulouse Lautrec - Musée d'Orsay

Rousse ou La Toilette, Henri de Toulouse Lautrec – Musée d’Orsay

Femme fleur

« Par son observation cruelle, implacable, Toulouse Lautrec se rapproche des Huysmans, des Becque, et de tous ceux qui afficheraient sur la physionomie extérieure, sur le masque, l’intimité de l’être », quel bel hommage de Roger Marx.
« Par un dessin qui n’est pas un calque à doubler la réalité, mais un ensemble de signes qui la suggèrent, Toulouse Lautrec immobilise la vie en emblématures inattendues. » Félix Fénéon est un farouche défenseur du peintre.
Plongée sur le dos nu de cette jeune femme à la sortie du tub. Intimité émotionnelle, érotisme absent, lumière bleutée sur l’ossature fine et légère, travail de la chair inexistant. Sous le pinceau rapide, de petits traits nerveux extirpent du drapé silencieux, une éblouissante corolle, de la chevelure auburn, un éclatant pistil. Un modèle de fleur s’épanouit. Observez cette alchimie des formes.

1889

dimensions 64 cm x 54 cm

Sujet

Couramment appelée La toilette, cette œuvre est probablement celle envoyée par Toulouse-Lautrec à l’exposition du groupe des XIX à Bruxelles en février 1890 sous le titre de Rousse, et qu’il décrit quelques mois plus tard dans une lettre : “Femme rousse assise par terre, de dos nue”.

Son exécution serait donc à situer en 1889 et non en 1896 comme on l’admet généralement.

Une femme rousse, comme les aimait tout particulièrement l’artiste, représentée de dos à demi nues, à sa toilette, dans l’atelier de Lautrec à Paris à Montmartre, rue Caulaincourt. On y reconnaît les sièges en rotin qui figurent dans d’autres tableaux de Toulouse-Lautrec. Dans la peinture ancienne, le nu devait avoir pour prétexte un sujet mythologique. Courbet puis Degas en peignant ou dessinant au pastel des séries de femmes à leur toilette avaient révolutionné le genre.

Cette œuvre trahit l’admiration de Toulouse-Lautrec pour Degas et sa vision moderne. Toulouse Lautrec est né en 1864, il disparaît en 1901, sa carrière très brève est pourtant accomplie.
C’est un nu mais il n’est nullement académique, c’est un travail sur le modèle mais on sent parfaitement quelle femme est là qui nous tourne le dos, c’est une pose statique mais on a le sentiment d’un mouvement, c’est une peinture à l’essence très rapide.
C’est le moment de la pose que Lautrec nous montre, il veut tout peindre de cet instant qui pour lui est un instant de sa vie de peintre ;on « fait » le corps d’une femme, mais le sujet n’est pas le corps lui-même, mais elle, cette femme précisément et pas n’importe laquelle.

Tout est pour Lautrec matière à portrait et cette jeune femme dont nous ne voyons pas le visage devient un corps-visage. Il nous la fait ressentir comme quelqu’un de réel jouant le rôle du modèle sur la scène du grand théâtre de la peinture. Elle montre son corps bien sur, mais si peu, le dos pas entièrement, une jambe, un peu. Pourtant cette rousse est là entièrement.

Lautrec ne peint pas un dos, il peint quelqu’un. Il est pour cela, un des héritiers les plus considérables de Manet.
Cette jeune femme sort de sa toilette, on sait qu’à ce moment le corps prend un éclat particulier, et la peau une fraîcheur bien faite pour séduire un peintre; un tub figure dans le haut de la peinture, mise en contiguïté avec la chevelure de la jeune femme et par là avec son corps. On a étendu un drap par terre sur le tapis, ou peut-être les jupons de la toilette de cette femme ; à gauche un fauteuil de rotin sur lequel est jetée une robe rose, en face un autre fauteuil de rotin celui-la vide mais très présent. Au delà du tapis les lattes du parquet et en haut du tableau une sorte de drapé, rideau ou couvre-lit.

Composition

Toulouse-Lautrec adopte un point de vue inhabituel dans la peinture, une vue d’en haut et de côté : une sorte de «plongée» comme dirait un cinéaste, qui aménage la composition triangulaire dans une géométrie spatiale qui participe, comme nous allons le voir, du mouvement du tableau. Le personnage s’inscrit dans un triangle, le dos de cette femme se dresse verticalement faisant deux angles : Aigu pour la jambe et le corps, et droit pour le bras et le torse.

La diagonale est donnée par la ligne de la colonne vertébrale, c’est l’axe autour duquel tourne toute la composition. Le mouvement auquel elle obéit est un mouvement caché néanmoins perceptible, il est suggéré par la forme du fauteuil de droite, rond et torsadé, ce fauteuil n’a aucune raison apparente d’être là si ce n’est qu’originellement le peintre y était peut-être assis, il aurait changé de point de vue, se serait levé aurait contourné le modèle en restant debout et choisi cet angle sur le personnage de dos. Lautrec a voulu laisser la trace de cela dans le tableau, la forme du fauteuil est en quelque sorte le moteur de ce déplacement, de ce changement de point de vue ;Le siège est très présent dans le tableau et son vide encore plus .

Avoir assis une femme par terre et passer derrière elle pour la peindre est un peu étrange ; la raison en est sans doute que Lautrec voulait un point vue particulier où l’aspect érotique du nu passe en second au profit de l’impression que donnait ce dos jeune et cette chevelure rousse nouée d’un foulard rouge.

Le modèle a gardé un jupon et les linges sur lesquels elle est assise l’entourent irrégulièrement, Lautrec avait une intention dans cette composition ; à la première vision de cette œuvre d’une très grande beauté, l’impression cachée qui apparaît est celle d’ une blancheur au milieu de la quelle le peintre aurait déposé le corps de la femme.
Les lignes de composition sont dans ce tableau fort intéressantes, car Lautrec aménage une sorte de perspective par des lignes directionnelles disparate : par exemple celle de la cuisse continuée par la ligne médiane de la torsade du pied du fauteuil et de l’autre celle passant par la base du siège de gauche et rejoignant celle de l’autre fauteuil ; les lignes des lattes du parquet faisant la diagonale opposée et marquant l’éloignement par leur « diminuando ».

Lumière, couleur

Lautrec pratique comme nous l’avons vu plus haut une sorte de fusion entre le dessin et la peinture, sans doute voulait il par là accélérer l’exécution et donc en augmenter la vitalité ; toujours est il qu’on peut ici admirer sa virtuosité quant à la reproduction d’une lumière. Celle-ci vient du haut (sans doute d’une verrière) et de la droite du lieu décrit, donc de notre gauche. Cette lumière est blanche bleuté comme celle des jours de soleil ; mais les ateliers étant orientés au nord, sa teinte bleue vient du ciel. Elle enveloppe de cette couleur toute la scène, la manière de Lautrec lui donne un aspect poudreux, très évocateur. Le peintre a fait vibrer cette lumière en jouant principalement sur l’ocre et le bleu, deux couleurs complémentaires, y adjoignant du blanc d’argent (ou de zinc) qui comme on sait est une couleur un peu translucide et permet de donner des rendus très particulier comme c’est le cas dans cette peinture.

Lautrec a brossé les éléments de décor avec légèreté et sans doute très rapidement, c’est en s’approchant du modèle que le travail s’approfondit pour se concentrer sur le dos et la chevelure. Il crible son modèle de coups de pinceau effilés de cet ocre blanchi et file de long traits courbes de terre de Sienne brûlée pour la chevelure, Il développe cette couleur sur le peu de joue qu’on voit pour la rosir et sur l’épaule gauche qui est dans l’ombre de la tête. Il pose mêlé au blanc et au bleu, un rose léger dans les parties qui reçoivent la lumière du jupon et des linges sur lesquels le modèle est assis.

Lautrec connaît bien la technique impressionniste qui consiste à faire l’ombre avec la complémentaire, il fonce les ombres de la chevelure en vert et utilise abondamment le gris de Paynes (qui est un gris bleuté) plutôt que le noir, pour le tapis et le bas qui chausse la jambe. Cette gamme de couleur restreinte donne au tableau cette tonalité de lumière subtile, forte et profonde.

Matière, forme

Il y a dans la facture de Lautrec une matière qu’on ne retrouve chez aucun autre peintre qui pratiquement tous, lorsqu’il s’agit de peindre un nu, cherchent la matière de la chair sous la peau. Manet avait donné à son Olympia l’apparence de l’ivoire, Lautrec lui, curieusement car on sait le grave problème physique qui marqua sa vie, évoque dans sa peinture la matière et les formes de l’ os. Cet aspect de son art est particulièrement visible dans « Seule » pour en donner l’exemple, mais il l’est aussi dans « La toilette » . Ses constructions sont en effet très charpentées sans pourtant aucune lourdeur, leurs ossatures sont légères et fines, souvent complexes et toujours savantes.
La Toilette est une œuvre clef en ce sens qu’elle sort du circonstanciel et du monde qu’il voulait peindre. C’est une œuvre de l’intimité dans tous les sens possible, là Lautrec parle de l’amour qu’il porte à la féminité, il prend son modèle au sortir du tub, au moment du bien être du corps, et non à un moment d’érotisation ; c’ est donc un corps de femme qui sort du contact de l’eau et que la lumière nimbe de ciel.

Le mouvement tournant autour d’elle crée une émotion silencieuse ; on peut s’interroger sur les idées de Lautrec quant à la dynamique du tableau et sa transmission à l’œil, si l’on remarque un curieux détail: le cercle clair qui entoure le pied de la jeune femme. Ce mouvement aboutit à une position dominante du regard et forme une boucle dont on retrouve la forme dans la petite baignoire qui touche la tête, et dans la chignon d’où sort une boucle de tissus rouge ; ces petits éléments fabriquent dans la perception un additif à la torsade du pied du fauteuil, il se rattachent au personnage et intègrent la sensibilité du modèle qui semble ressentir physiquement le mouvement du peintre, à l’émotion que donne le tableau renforçant ainsi la présence de cette femme, augmentant sa part de vie dans l’œuvre.
La rapidité de la touche, sa nervosité est au service d’un dessin précis qui trouve la pose exacte et son rendu immédiat.

La même vision moderne s’exprime dans les pastels de Degas et dans les peintures sur carton de Toulouse-Lautrec.
C’est un peintre d’une grande rapidité d’exécution qui met au point des techniques à cet effet, il travaille souvent à la peinture à l’essence sur des cartons, il en tire des effets de matière très légers qui conviennent fort bien à son style nerveux et synthétique. Lautrec aime la transparence, la manière aquarelle qui permet des envolées fulgurantes.

Il restitue la présence des choses et des êtres d’abord par le dessin qu’il peut très bien laisser à l’état d’esquisse pour en réduire la force dans le tableau, comme c’est le cas du fond de l’atelier dans le portrait de Paul Leclerc, ou dans Seule où le dessin est la peinture se confondent; il est le premier à mettre le dessin au centre du travail du peintre, Picasso le suivra sur ce chemin.

La Toilette est un instant porté à une sorte d’éternité.

Pour aller plus loin, quelques jeux d’observation.