La diarrhée, comment la traiter efficacement?

Angélique © Secrets de plantes

Angélique © Secrets de plantes

Colique et colite

La colique est exactement l’opposé de la diarrhée, c’est un dérèglement du fonctionnement du côlon, un blocage de l’excrétion qui aboutit plutôt à la constipation ou à une colite, c’est à dire à l’inflammation du côlon.

La douleur irradiante d’une colique ne cesse que lorsque la cause de l’obstruction a été supprimée, et, à ce moment là, on peut voir effectivement apparaître la diarrhée.

Attention, en cas de coliques fréquentes, à vérifier que la cause de l’obstruction n’est pas cancéreuse.

Infusion d’ail

une gousse d’ail dans un peu d’eau tiède. Boire quelques verres pendant les crises.

Infusion de racine ou de tige d’angélique

10 g par 1/2 litre d’eau.

Décoction de camomille, cataire et gingembre à part égales.

Boire une tasse 1/2 heure avant les repas.

Pour les enfants et les bébés

Infusion de cataire, fenouil et menthe verte à part égales. Ou encore d’aneth et de camomille.

Infusion de salicaire

Contre l’inflammation du côlon entraînant des spasmes douloureux, boire une tasse, 1/2 heure avant chaque repas, d’infusion de salicaire.

Laisser infuser pendant 10 minutes, 1 cuillerée à soupe pour 1 tasse d’eau bouillante.

Sirop de Luther

Ingrédients
avoine
eau bouillante
Faire une décoction d’avoine pour l’utiliser contre les coliques (auxquelles Luther était très sujet).

Pour ceux qui on la diarrhée

une diarrhée importante et prolongée tout comme des vomissements répétés entraînent une déperdition d’eau qui peut avoir de graves conséquences sur des terrains fragiles tel le nourrisson. La prise d’antidiarrhéiques est donc indispensable même si elle ne doit pas faire négliger de rechercher et de traiter la cause de la diarrhée
plus de 80 plantes sont antidiarrhéiques, nous ne citerons que les plus courantes: blé, carotte, cassis, châtaignier, cognassier, coloquinte, fraisier (feuille), guarana, muscadier, myrtille, orge, origan, poirier, poivron, pommier, riz, ronce, sarriette, théier, trèfle.

La soupe de carottes, meilleure recette en cas de diarrhée de votre bébé (efficace aussi pour les adultes)

Si les selles du nourrisson sont liquides et fréquentes :
– arrêter toute alimentation lactée
– mettre l’enfant exclusivement à la soupe de carottes
Soupe de carottes
– choisir 500 g de carottes fraîches
– les éplucher
– bien laver les carottes et surtout ne pas les laisser séjourner dans l’eau
– les couper en rondelles
– les mettre dans un litre d’eau froide
– cuire à feu moyen jusqu’à ce que les carottes soient bien molles (1h30 à 2 h)
– les passer au moulin à légumes (grille fine) ou au mixer
– si la purée obtenue est trop épaisse, l’éclaircir jusqu’à 1 litre avec l’eau de cuisson ou de l’eau minérale non gazeuse.

Donner pure ou saler à raison d’une cuillère à café arasée de gros sel pour 1 litre de préparation, bien mélanger. On peut choisir aussi de sucre avec 2 cuillerées à soupe de sucre en poudre.
En cas d’intolérance au saccharose, ne pas sucrer ou sucrer avec 50 g de glucose (en pharmacie).
Conserver au réfrigérateur dans un récipient parfaitement propre et bien fermé ou dans des biberons stérilisés et capsulés.
NE JAMAIS CONSERVER PLUS DE 24 heures
Bien agiter la préparation avant chaque usage
Utiliser une tétine suffisamment perforée.

DONNER A L’ENFANT
– 150 à 200 g par kilo de poids et par 24 heures par petites quantités à la fois toutes les heures, tous les quarts d’heure ou demi-heure en cas de diarrhée grave.
– si l’enfant vomit, la donner glacée et en petite quantité.

Ne pas s’étonner de la couleur carotte des selles!!! Elle est normale.
L’efficacité est étonnante.

Attention à la diarrhée, elle peut entraîner de graves déshydratations, surtout chez le nourrisson et la personne âgée. C’est le moment de boire beaucoup et efficace.

Infusion d’écorce de chêne

1 cuillerée d’écorce de chêne dans 1/4 de litre d’eau froide.

Laisser infuser 15 minutes.
Réchauffer et boire 3 tasses par jour.

Préparation sophistiquée

aigremoine 20 g

argentine 20 g
plantain 20 g
écorce de chêne 20 g
bistorte 20 g
Amener à ébullition 1 cuillerée à soupe de ce mélange pour 1/4 litre d’eau froide. Puis laisser infuser 10 minutes.
Boire 3 tasses par jour avant les repas.

Dysenterie

Ingrédients:
écorce de chêne 20 g
lamier blanc 20 g
matricaire 20 g
myrtille 20 g
plantain 20 g

Amener à ébullition 1 cuillerée à soupe du mélange pour 1 tasse d’eau et retirer du feu. Infuser 10 minutes.
Boire trois tasses par jour, loin des repas.
Vous pouvez remplacer l’écorce de chêne par l’écorce de hêtre.

boire l’eau de cuisson du riz

tisanes pour ralentir le transit

Infusion de bouillon-blanc, orme rouge, camomille, reine des prés, gingembre ou poivre noir.
Décoction d’aubépine: faire bouillir 1 cuillerée à dessert de fleurs dans 1 tasse d’eau. Infuser 10 minutes.
Boire 2 à 3 tasses par jour.
Faire bouillir une poignée de feuilles de chêne dans 1 litre d’eau.
Boire 3 tasses par jour.
Décoction de feuilles de fraisier: 1 poignée pour 1/2 litre d’eau.

Boire 2 à 3 tasses par jour.
Décoction de guimauve : faire bouillir 1 cuillerée de feuilles ou fleurs dans une tasse d’eau, laisser infuser 10 minutes. Boire 3 tasses par jour.

Infusion d’aigremoine
10 à 30 g de plante d’aigremoine en fleurs par litre.
Boire 3 à 4 tasses par jour

Infusion d’alchemille
Ingrédients :
1 cuillerée à soupe d’alchemille
pour un petit bol d’eau bouillante
laissez infuser quelques minutes,
boire tiède 2 à 3 tasses par jour.

Décoction de potentille ansérine
Ingrédients:
20 g ou 1 poignée de feuilles ou de racines de potentille ansérine
1 litre d’eau
Préparez en décoction.
Prendre 3 tasses par jour.

Décoction de rhizome de tormentille
Ingrédients:
50g de rhizomes par litre d’eau
Faites tremper le mélange à froid pendant 1/4 d’heure puis chauffez doucement et faites bouillir 5 minutes.
Prenez soin d’éloigner tout objet de fer de cette herbe.
Prenez 4 à 6 demi tasses par jour.

Infusion de sanicle
Ingrédients:
30 à 40g des sanicle
1 litre d’eau
Préparez en infusion.
Prendre 3 tasses par jour.

Infusion de renouée des oiseaux
Ingrédients :
50g de renouée des oiseaux (plante entière)
1 litre d’eau
Infuser 5 minutes et boire de 4 tasses dans la journée.

La bistorte pour les diarrhées rebelles

Ingrédients :
30 à 60 g de racine de bistorte
1 litre d’eau
Préparer en décoction à boire en 5 à 6 tasses par jour.
Cette recette permet également de soigner une diarrhée rebelle chez un grand animal.
Si la diarrhée est vraiment rebelle
Faire macérer de 15 à 30g de racine de bistorte dans 1 litre d’eau tiède pendant au moins 6 heures et boire pendant la journée.

Teinture alcoolique ou infusion de myrtille

100 g de baies fraîches de myrtille macérées dans un litre d’eau de vie
pendant 20 jours.
En prendre un petit verre par jour.
Ou faire une infusion de baies de myrtille à raison de
50 grammes par litre d’eau.
Ces sont de bons remèdes contre les diarrhées et la dysenterie.

Airelles
60 baies sèches d’airelles
eau de cannelle
En décoction une bonne demi-heure
prendre une demi tasse toutes les heures.

Bouillon de poireaux
Ingrédients :
8 poireaux
3 litres d’eau
Contre la diarrhée donner à un enfant une cuillerée à soupe toutes les cinq minutes, à un adulte une tasse toutes les 2 heures.
Cette très vieille recette est de Matthiole.

 

Eye-traker, vos mouvements oculaires parlent

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analyse de la lecture d’une phrase avec l’eye-traker

L’eye-traker

L’eye-traker est un dispositif permettant de suivre et d’enregistrer de façon très précise les mouvements oculaires grâce à une caméra infra-rouge filmant en permanence l’oeil du sujet analysant ainsi la direction du regard et la taille de la pupille. Les possibilités de déplacements libres de l’oeil dépendent de la précision que l’on souhaite obtenir.

Ce dispositif est un excellent révélateur de la perception visuelle de l’individu. Il permet, en suivant le mouvement des yeux et en le visualisant, de découvrir la stratégie d’exploration visuelle de l’espace.

En demandant au sujet de focaliser totalement son attention sur l’image qu’on lui présente, dans un environnement neutre, on peut étudier:

– l’influence d’un projet sur les mouvements oculaires,

– l’influence des représentations mentales de chacun: apprentissage, culture, niveau de connaissance ou de spécialisation sur l’image présentée,

– influence de la structure de l’image et des conditions physiques représentées: symétrie, éclairement, flou, etc.

– influence de l’état psychique du visiteur: stress, problèmes de latéralité, drogue, etc.

Dans la reconnaissance d’images et dans la perception de l’espace, le regard s’accroche plus volontiers aux zones de contrastes et aux zones sémantiquement fortes.

La variabilité des mouvements oculaires reflète la variété de la perception, fonction du développement psychomoteur, de l’éducation, de la culture, etc.

L’eye traker permet également de mettre en évidence la façon dont chacun résout les conflits perceptifs qui peuvent intervenir au sein de l’image, à l’intérieur ou même à la périphérie du champ visuel.

comment on regarde un visage

comment on regarde un visage

Découverte des mouvements de l’oeil

C’est parce que quelque chose des objets extérieurs pénètre en nous que nous voyons les formes et que nous pensons. (Épicure, lettre à Hérodote)

Notre oeil est en mouvement perpétuel, même lorsque nous ne nous en rendons pas compte. L’exploration visuelle est liée à la scène regardée, elle varie d’un individu à l’autre et dépend de la “mise en scène”, de l’objectif poursuivi et de la rapidité d’exploration imposée.

La poursuite oculaire d’un objet n’est pas volontaire: on ne peut pas suivre une ligne immobile dans s’arrêter en certains de ses points.  La saccade oculaire est volontaire, elle est la règle générale. Lorsque rien ne bouge dans la scène que l’on observe, les yeux choisissent ce qu’ils veulent observer précisément dans l’image et se déplacent par saccades d’un point à un autre. Pour observer une image dont les détails sont mal définis, les yeux sont obligés de bouger plus rapidement. En déplaçant très vite le point de vision centrale, le regard tente de recueillir les informations refusées à la vision périphérique par la mauvaise qualité de l’image.

Lorsqu’on pense à quelque chose d’affectif (un bon souvenir par exemple), les yeux ont tendance à s’orienter vers la gauche. Lorsqu’on poursuit un raisonnement ou une déduction, ils s’oriente plutôt vers la droite. Ce comportement est lié à la différence de nature entre hémisphère droit et gauche du cerveau.

Dans la lecture, le mouvement des yeux est critique par rapport à l’identification, c’est à dire que le regard saute de points en points plus ou moins espacés suivant la rapidité de lecture, il recule très souvent et bien sûr les mouvements ne sont pas les mêmes pour lire du chinois ou de l’arabe.

Dans la reconnaissance d’images, le regard s’accroche plus volontiers aux zones de contrastes et au zones sémantiquement fortes.

Une objet suivant exactement le mouvement de l’oeil devient théoriquement invisible. Par exemple si une personne utilisant l’eye tracker regarde une image à laquelle on superpose un spot qui suit les mouvements de ses yeux, une personne à côté d’elle ne verra que le spot qui se déplace sur l’image alors que celle qui utilise l’eye traker ne voit que l’image qu’elle explore et pas le spot.

Devant un film, l’histoire racontée influe sur notre mode d’exploration des images forcément incomplète donc sélective. La prévention routière en avait tiré parti pour analyser ce que regarde un conducteur dans différentes situations (danger, stress, passages piétons, feux, autoroute, route de montagne, vitesses différentes, etc.).

Un synthétiseur d’images économique

La vision périphérique nécessite une image beaucoup moins précise que la vision centrale, elle nous sert à détecter un élément intéressant qu’une saccade de l’oeil amène alors dans son champ central. Dans une image de synthèse, on peut imaginer que celle ci n’est calculée en détail que dans la zone située dans le champ central de l’observateur. Si une seconde personne regarde la même animation que celle qui est calculée en fonction du regard de celui qui utilise l’eye traker, il voit une image totalement imprécise hormis une zone qui se déplace en permanence selon les mouvements oculaires de l’utilisateur de l’eye traker.

Des jeux avec un eye traker

Dessiner avec les yeux: le mouvement oculaire laisse une trace à l’écran.

Pousser un objet avec les yeux : par exemple pousser une bille dans un trou: dès qu’elle est atteinte par le regard, la bille saute dans la direction inverse de celle du mouvement de l’oeil.

Aider quelqu’un à sortir d’un labyrinthe ou à piloter une voiture en la conduisant avec les yeux: dès que l’oeil s’écarte de la voiture, elle va dans le fossé.

Les facteurs qui influent sur le trajet oculaire

L’intention que l’on met lorsqu’on regarde une scène influe sur le trajet oculaire. L’articulation de la pensée dirige le regard.

Exemples : si l’on doit chercher quelqu’un de connu sur une photo, on ne l’explore pas de la même manière que si l’on n’est pas prévenu. Si on doit lire pour chercher les fautes d’orthographes, pour compter le nombre de “z” dans un texte ou pour en trouver le sens, les yeux ne parcourent pas les pages de la même façon. Même chose pour trouver les caractéristiques communes à plusieurs figures géométriques.

Le niveau de connaissance

Exemples : un radiologue ne regarde pas une radio comme un patient, un entraîneur sportif ne regarde pas les même détails sur la vidéo d’un match qu’un spectateur non connaisseur. Celui qui ne sait pas lire ne déplace pas ses yeux sur un texte comme celui qui apprend à lire ou comme celui qui a une lecture rapide. Le peintre ne regarde pas un tableau comme le néophyte et un amateur d’art ayant à décider entre trois portraits de la Joconde, lequel est le véritable, multipliera les saccades.

La culture et la sensibilité : la sémantique du regard

Quand on regarde quelqu’un, le regard saute d’un détail à l’autre et les yeux s’accrochent surtout sur les zones révélatrices de l’expression: les yeux et la bouche surtout. Les mouvements du regard d’une personne sur une personne de même sexe ou de sexe opposé sont très différents et dépendent du degré de nudité, de l’environnement sonore, ils cherchent l’émotion et cherchent à déterminer si l’autre est “sympathique” ou non. Chaque individu possède un pattern du regard, plus ou moins stable d’une rencontre à l’autre. Il est influencé par le partenaire, le type de relation, l’opinion sur l’autre et l’opinion sur soi prêtée à l’autre.

Exemples : Casanova et utilisation du regard par les femmes de la cour à Madrid au XVIIIe, la morale de l’époque interdisant tout autre forme d’échange; Stendhal, précurseur de l’étude de la communication non verbale. A Bali, le comportement de cour passait par les échanges de regards.

Le regard dans l’interaction : les yeux trahissent

Le regard réciproque qui permet le contact visuel est un signal non verbal au même titre que l’expression faciale, la posture, la proximité et la tonalité vocale. Capter le regard de quelqu’un est le début de l’interaction.

Pendant une conversation, les interlocuteurs maintiennent difficilement un contact visuel, ils ont plutôt tendance à l’éviter: en moyenne, ils ne se regardent que pendant 60% de la durée de l’interaction. On maintient de façon plus ou moins continue son regard sur son partenaire lorsqu’on écoute, alors que lorsqu’on parle, on ne jette que de brefs coups d’oeil qui occupent moins de la moitié du temps de parole et qui provoquent chez celui qui écoute des hochements de tête régulateurs, facilitant ou inhibant (s’ils sont absents) le discours de l’émetteur.

La durée moyenne du regard est de 3 secondes, la longueur moyenne du regard réciproque qui n’occupe qu’un tiers du temps, est de 1,2 secondes. Les femmes regardent davantage, en particulier lorsqu’elles parlent à d’autres femmes.

“Regarder quelqu’un dans les yeux” est une expression impropre. Même un regard que l’on dit fixe est une série de balayages répétitifs rapides où l’on regarde les yeux mais aussi la bouche, le nez, le menton, etc.

Situations critiques pour le regard

Excitation sexuelle : les pupilles sont dilatées. les hommes préfèrent les photos retouchées de visages de femme dont on a agrandi le diamètre pupillaire.

Antipathie et hostilité: soit on “jette” un regard de haine, soit on détourne le regard, sorte “d’inattention courtoise” pour ne pas manifester ouvertement son hostilité.

Dominant, dominé/ connu, inconnu: Il est difficile de prouver qu’il existe un code implicite qui interdit à l’oeil de fixer un inconnu plus de 2 secondes de suite, pourtant le regard d’un inconnu sur soi est ressenti comme une agression et il joue un rôle décisif dans le déclenchement des bagarres.

Honte/embarras : fait baisser les yeux. C’est le comportement de l’autruche, si on ne vois pas quelqu’un on pense que l’on n’est pas vu.

Le mauvais oeil et sa signification magique, les sorcières qui émettent des rayons avec les yeux, la signification magique du fait de na pas regarder quelqu’un: les Mende de Sierra Leone croient que la mort s’incarne en être humain et ne regarde jamais l’autre en face pour ne pas être reconnue. Ils se méfient donc de ceux qui détournent le regard au cours des conversations.

Combien de temps et comment regarde-t-on?

Plus une personne regarde l’autre, plus cette dernière a le sentiment d’être appréciée. On préfère de longs regards aux regards fréquents mais brefs. Mais un regard trop continu est indiscret ou gênant.

Les regards accentués sont censés émaner de personnes plus sincères et crédibles. On regarde moins lorsqu’on ment ou lorsqu’il s’agit de questions trop personnelles.

Ce ne sont pas les yeux exophtalmiques qui engendrent la peur chez l’homme, mais plutôt les borgnes, les paupières tombantes, deux yeux de couleurs différentes ou atteints de strabisme convergent.

Détournement du regard

La plupart des gens détournent le regard lorsqu’on leur pose une question.

On détourne le regard au début de l’énoncé verbal pour revenir sur l’interlocuteur à la fin de l’énoncé, comme pour lui passer la parole. Le détournement du regard est souvent associé à l’hésitation verbale ce qui explique le détournement au moment de la prise de parole, liée à l’hésitation dans la planification du discours.

L’oeil et la lecture

Dans la lecture, le mouvement des yeux est “critique” en temps par rapport à l’identification : le regard saute de points en points plus ou moins espacés selon la rapidité de lecture.

Les recherches du laboratoire de psychologie expérimentale du CNRS permettent

– de mieux comprendre comment on lit (suite de saccades et de fixations; le cerveau calcule à chaque instant où le regard va s’arrêter pour la prochaine fixation).

– d’aider à rendre plus lisibles les messages écrits (livres, journaux, sous-titres, écrans vidéo)

Les stratégies d’exploration oculaire sont-elles modifiées en fonction de l’attitude du lecteur?

Bien sûr, les mouvements ne sont pas les mêmes si on lit pour se distraire, pour rechercher une information ponctuelle ou pour essayer de comprendre un texte ardu sur l’économie politique par exemple.

Découvrez votre stratégie visuelle

regarder des yeux

regarder des yeux

Vos yeux ne sont jamais fixes, ils parcourent les images par saccades. Ce ballet est révélateur de votre façon de regarder. Bien sûr, vous ne disposez pas d’un “eye-tracker” pour enregistrer les mouvements de vos yeux, mais essayez les quelques expériences suivantes, vous ressentirez à quel point le mouvement de vos yeux dépend de la tâche que vous vous fixez.

– Lisez un texte  plusieurs fois avec des objectifs différents : repérer les fautes d’orthographe, comprendre le texte, savoir de quoi il parle, repérer s’il contient un terme particuliers, etc.

– Regardez une série de photos très différentes : visage, foule, paysage, reproduction de tableau, un homme nu, une femme nue.

– Regardez un film français et un film japonais ou chinois sous-titré.

– Suivez du regard une mouche qui vole vite et une mouche qui se déplace lentement sur une vitre.

– Regardez votre rue lorsqu’il pleut et par grand soleil.

Essayez de comprendre quelles astuces emploient vos yeux pour vous informer…ou vous tromper!

Acte risqué de créativité

Composez un poème en vers, en prose ou un texte de rap. Affichez-le dans un endroit public.
Notez le temps qui s’écoule avant qu’il ne soit arraché.
Postez-vous en observation jusqu’à ce que 10 personnes l’aient lu. Notez le temps passé.
Si vous n’avez pas de succès, réfléchissez à la mise en page, à la typo, aux mots employés (c’est comme le référencement de google, ou la une des journaux, il faut employer les mots et les typos qui incitent à regarder) et au lieu où vous l’avez placé.
Si vous générez un attroupement, pensez à valoriser vos talents.

On ne voit que ce qu’on sait

Oreille interne humaine-cire

Oreille interne humaine-cire

Ce que votre cerveau perçoit lorsque vous regardez une photo, un objet ou un paysage dépend de ce que vous savez, de votre culture et de la raison pour laquelle vous avez porté votre attention dessus. Les tracés enregistrés à l’eye-traker le montrent bien.

Sur la photo, selon que vous êtes médecin, sculpteur, amateur d’art, mathématicien, ou amoureux des escargots, vous ne verrez pas la même chose.Cette reconstitution en cire d’une fine dissection de l’oreille interne de l’homme montrant le limaçon et les canaux semi-circulaires d’équilibration vous le prouve.

 

 

La perception dépend de l’intention

eye-traker

concours hippique

Regardez cette photo en vous donnant des objectifs différents:

le cheval va-t-il gagner, comment s’appelle cet obstacle, quelle est sa hauteur, où a lieu ce concours hippique, j’ai envie de dessiner un cheval qui saute, qui est ce cavalier, la photo est-celle bien prise, j’admire la beauté du cheval.

Vous constaterez que selon votre objectif, vos mouvements oculaires pour regarder cette photo ne seront pas les mêmes, que vous ne mémoriserez pas les mêmes éléments. C’est ainsi à chaque instant de votre vie. Votre cerveau n’évoluera pas de la même façon selon les intentions que vous mettez à regarder le monde.

L’avenir d’un objet peut dépendre de la perception qu’on en a

perception

Installation devant les aiguilles de Bavella en Corse

Qu’est ce tas de ferrailles?

Une installation éphémère, oeuvre d’art parce que je l’ai décidé ainsi, parce l’harmonie de ce tas déposé au hasard s’accorde parfaitement aux aiguilles de Bavella et fait naître l’émotion.

Les poutrelles qui ont servi à construire le barrage du Rizzanese sont là, prêtes à être coupées, broyées et recyclées car elles ne serviront plus.

A partir de ce tas de ferrailles:

– on peut expliquer à des enfants comment on construit un barrage,

– faire un cours sur la rouille ou sur le cintrage, etc.

– expliquer comment mieux gérer les stocks ou calculer pourquoi il est parfois moins cher d’avoir à jeter plutôt qu’à réapprovisionner,

– ou laisser partir l’imagination, choisir les pièces à utiliser, imaginer une sculpture, La descente aux En-fers, et obtenir le prix de la biennale de sculpture de l’Alta Rocca…

Phanères et sécrétions

toiletteLa peau est une membrane qui recouvre tout le corps.

A la partie supérieure de l’épiderme, couche superficielle de la peau, la couche cornée se renouvelle sans cesse et la toilette sert à débarrasser notre corps des cellules mortes.

Le derme, couche inférieure, est d’autant plus élastique et résistante. que l’on est jeune et en bonne santé.

La peau contient de nombreuses glandes, responsables de sécrétions dont on aimerait parfois se débarrasser:

– les glandes sudoripares sécrètent la sueur dont l’évaporation participe au maintien de la température normale du corps (effet d’alcarazas). C’est pourquoi, sauf si l’on est atteint d’hyper sudation, il est préférable de ne pas utiliser d’antiperspirant à la place d’un déodorant;

– les glandes sébacées, dont la sécrétion assouplit l’épiderme, mais qui peuvent aussi donner naissance aux points noirs, aux lipomes, petites boules graisseuses blanches que l’on prend parfois pour un bouton.

La peau est irriguée par des vaisseaux sanguin, des pigments (mélanine) sont responsables de sa couleur et contient plus ou moins profondément, les terminaisons nerveuses qui sont les organes du sens du toucher: ces récepteurs des sensations tactiles sont spécialisés (toucher léger, pression, chaleur ou froid, douleur.)

La structure de la peau la rend très résistante aux traumatismes et à la pénétration microbienne.

Enfin la peau donne naissance aux phanères, ensemble des substances produites par l’épiderme (cheveux, poils et ongles)

Les cheveux

Cellules mortes (heureusement, sinon, on ne pourrait pas se couper les cheveux), remplies d’une protéine très résistante, la kératine. Un individu normal possède entre 100 000 et 200 000 cheveux, et chaque cheveu nait d’un follicule individuel possédant une à plusieurs glandes sébacées et le petit muscle horripilateur dont la contraction “fait dresser les cheveux sur la tête”.

Le nombre de follicules est déterminé à la naissance.

Les poils les plus épais sont ceux du cuir chevelu. Lorsqu’on perd ses cheveux, on ne perd pas de follicules mais ceux-ci cessent ou ralentissent leur activité.

On perd entre 50 et 100 cheveux par jour qui sont en principe remplacés par la repousse à partir du follicule. Les cheveux grandissent d’environ 1cm par mois et tombent au bout de 3 ans environ.

Le corps est couvert de follicules pileux à l’exception des lèvres, de la plante des pieds et de la paume de la main (sauf pour ceux qui ont un poil dans la main!).

Les ongles

Les ongles sont également formés de cellules mortes (heureusement, sinon, on ne pourrait pas se couper les ongles) constituées de kératine. Chaque ongle pousse à partir de la matrice recouverte à sa base par un repli cutané appelé cuticule. La lunule, zone claire à la base de l’ongle adhère peu aux tissus sous-jacents, d’où sa couleur claire.

Le rythme de croissance des ongles dépend de l’alimentation mais aussi de la génétique. Un ongle met en moyenne six mois pour se renouveler entièrement (on le voit bien lorsqu’on s’est pincé le doigt!).

Soins de la peau

Exposée aux agressions externes, la peau nécessite toute notre attention, surtout celle du visage et des mains. Les peaux particulièrement grasses ou sèches nécessitent des précautions particulières.

Quelques conseils :

– éviter l’eau de ville, la plupart du temps trop calcaire et utiliser de l’eau minérale ou des laits de toilette.

– ne pas utiliser de savons alcalins mais des savons acides ou surgras.

– utiliser des crèmes de jour et des fonds de teint contenant une forte proportion d’eau.

– utiliser des crèmes protectrices pour s’exposer au soleil, et même en crème de jour (il existe des crèmes de jour avec écran protecteur) tout au long de l’année.

Hygiène des cheveux

La santé des cheveux est le reflet de l’état de santé général. Un mauvais fonctionnement de la glande thyroïde peut rendre les cheveux secs et cassants. Il faut se laver les cheveux au moins une fois tous les 10 jours et de préférence une à deux fois par semaine.

Dans les villes, on se lave les cheveux bien plus fréquemment, mais il faut savoir que le lavage, en même temps que la saleté, enlève aussi la graisse des cheveux et aucun shampoing ne restitue cette graisse qui lubrifie, assouplit et protège les cheveux. Insuffisante, elle peut être à l’origine de pellicules et de cheveux secs tombant facilement.

Grand nettoyage

Rousse ou La Toilette, Henri de Toulouse Lautrec - Musée d'Orsay

Rousse ou La Toilette, Henri de Toulouse Lautrec – Musée d’Orsay

Préparez et achetez tout ce qu’il faut pour nettoyer correctement votre corps, pierre ponce, crèmes, lait de toilette, ciseaux, coupe ongles et autre outillage pour soigner les ongles, savon, cotons tiges, dissolvant, pince à épiler, crème dépilatoire, éponge, lingettes ou pour les vieux jeu, gant de toilette, tire comédon, sérum physiologique,  etc.

Inspectez votre corps centimètre carré par centimètre carré, cela peut prendre près d’une heure. Établissez votre plan de nettoyage (quoi sous la douche, quoi dans un bain, quoi à sec avec crèmes et lotions)

Puis passez à l’acte: nettoyez et soignez nez, oreilles, dents, points noirs, pieds, mains, dos, n’oubliez aucun recoin, aucun pli, aucun ongle…Aucun orifice (si vous voulez savoir ce qu’est vraiment une toilette intime, demandez à votre gynéco).

Vous constaterez à quel point vous négligez votre corps…Sûr, il n’y a que les retraités qui auraient le temps de pratiquer cet exercice quotidiennement et je ne leur conseille pas, l’examen préalable les conduirait sans aucun doute au suicide!