Cascades, gorges, végétation à la fois généreuse et combattive pour s’enraciner dans le karst.
On a vu peu d’oiseaux, aperçu deux singes depuis le car…
Cascades, gorges, végétation à la fois généreuse et combattive pour s’enraciner dans le karst.
On a vu peu d’oiseaux, aperçu deux singes depuis le car…
Les moyens de transport sont pour le moins variés dans le Guizhou, depuis les marchandises transportées encore avec des palanches ou avec des scooters bricolés, jusqu’au TGV (Allemand d’abord et chinois maintenant. Les Français ne savent apparemment pas bien vendre, ce qui n’est pas nouveau: on voit bien plus de Volkswagen que de voitures françaises…).


Le plus impressionnant est l’essor du scooter électrique. Ces scooters servent à transporter parfois trois enfants à l’école, sans casque la plupart du temps bien sûr, on ne les entend pas arriver. La moindre petite ville a ses magasins de scooters électriques où l’on peut trouver
des modèles à moins de 200 €. Un ami spécialiste de la
Chine m’a dit: le jour où le pouvoir décide de cesser de polluer et de passer à la voiture électrique, ça sera fait dans les deux ou trois ans, pas comme chez nous à l’horizon xxxx.
Dans la nouvelle ville de Guiyang, à côté de la gare TGV, les sculptures ont changé de style, on ne voit évidemment plus des palanches mais des hommes d’affaire avec un attaché case. Les salons de massage aussi changent de style, au lieu d’être dans des petites boutiques difficiles à identifier, ils se trouvent dans les étages luxueux des hôtels. Mais je dois dire que j’ai préféré le massage par l’aveugle dans la petite échoppe de la vieille ville.
Cette année, on fête en Chine les 70 ans de la proclamation de la République populaire de Chine par Mao Zedong, le premier octobre 1949. Même lorsqu’on ne comprend pas le chinois, le 70, affiché partout ne laisse aucun doute sur le sujet.
L’enterrement et culte de l’arbre sont uniques et mystérieux dans la culture Miao. On plante un arbre à la naissance de l’enfant, c’est de cet arbre qu’on fait le cercueil lorsqu’il meurt. L’arbre dont on a fait le cercueil de Mao vient du village Tan’an Dong du peuple Basha. A la mort de Mao, le village a tenu à récupérer la racine qui est exposée dans le village. On achète des bâtons d’encens pour faire une offrande à Mao et on caresse la racine qui en est toute polie (on se serait cru devant la tombe d’Alan Kardec au Père Lachaise où tout le monde caresse le buste de ce spirite!). J’ai dit que je ne croyais pas à tout cela et le Chinois m’a répondu: “pas d’importance, rien à voir avec les croyance, c’est juste de l’argent pour aider ce peuple pauvre”. J’ai donc acheté pour 5 yuan de bâtons d’encens que j’ai allumés devant la racine de l’arbre de Mao!
Les Chinois qui pourraient se laisser aller à critiquer le pouvoir en place dans un moment d’égarement, jamais ne critiqueraient Mao, par lequel la Chine est restée Une. Mao reste pour tous les Chinois un symbole intouchable de leur grandeur.