Quinquina

Quinquina © Secrets de plantes

Quinquina © Secrets de plantes

Le quinquina ou arbre du Pérou ou poudre des Jésuites,Cinchona succirubra Pavon, de la famille des Rubiaceae (comme le café et la garance), est un arbre de 25 mètres de haut dont la région d’origine s’étend du nord de la Bolivie à la mer des Antilles, son aire de répartition est une bande de
3 000 km de long sur 80 km de large.
Pour se développer il lui faut une température comprise entre 12 et 20°C, une humidité constante et des sols profonds perméables et riches en humus.

Cinchona succirubra Pav. ou Quinquina rouge
Cinchona ledgeriana Moens. ou Quinquina ledgeriana
La culture des Quinquinas a été introduite dans différentes régions tropicales d’Afrique et d’Asie, en Inde et en Indonésie (Java).
Leurs feuilles sont opposées, stipulées, pétiolées, non découpées, plus ou moins ovales (Quinquina rouge), ou allongées (Quinquina ledgeriana).
Leurs fleurs blanc-rosé sont disposées en grappes.
Leurs fruits sont des capsules arrondies à la base et qui contiennent de nombreuses petites graines aplaties et ailées.
Ses feuilles sont elliptiques plus ou moins ovales, à la naissance des nervures secondaires, il existe souvent de petites dépressions. La fleur a des pétales rosés tubulaires, velus sur les bords. Les graines, contenues dans un fruit capsulaire ovale, sont petites, nombreuses, aplaties et possèdent une aile denticulée.
On classe les quinquinas en trois groupes : gris, jaune et rouge. Chez le quinquina rouge, la drogue se présente en gros tuyaux d’écorce roulés ou en fragments épais et plats. Les petites branches donnent les quinquinas roulés et les grosses branches et le tronc donnent les quinquinas plats. L’écorce découpée est séchée jour après jour au soleil.

Apprenez à la reconnaître avec la flore.

La stratégie d’Overlord

Overlord

Overlord

Téhéran, novembre 1943, Staline est satisfait, Churchill et Roosevelt lui confirment l’ouverture d’un second front en Europe occidentale pour le printemps 1944.

La directive adressée au général Eisenhower par l’état-major interallié en décembre 1942 est fort simple et définit, au-delà de l’attaque amphibie Overlord, un plan stratégique à long terme: “Vous pénétrerez sur le continent européen, puis, en coordination avec les autres nations alliées, vous entreprendrez des opération devant vous mener au coeur de l’Allemagne et vous permettre de détruire ses forces armées.”

Les Alliés doivent prendre pied sur les côtes normandes et tenir la tête de pont. Des vagues successives de renforts doivent leur permettre de percer les lignes allemandes en direction de la Loire et de s’emparer de la Bretagne et de ses ports. Ainsi, les troupes américaines pourront débarquer massivement. La Seine devrait être franchie 90 jours après le jour J, un assaut principal en direction du cours inférieur de Rhin devait être épaulé par le débarquement de Provence ANVIL. Au jour J+330, les Alliés devaient être aux portes de la Rhur.

Chez les Allemands, tout le monde s’attend à une attaque alliée à l’ouest. Hitler le souhaite même. “La destruction de la tentative de débarquement sera un facteur décisif…l’ennemi ne pourra renouveler sa tentative, l’échec causera un choc moral indélébile…Aussitôt la décision emportée à l’Ouest, nous transporterons en Russie les divisions actuellement stationnées en Europe.” Mais les divergences sur la manière de repousser les Alliés divisent le haut commandement Allemand.

Que serait le communisme pour vous?

communisme

photo Jorge Sclar

Je voudrais faire partager un extrait du livre Rue du prolétaire rouge de Nina et Jean Kéhayan (1978) qu’une amie m’a offert suite à mon expérience sur le projet DAU.

618 travailleurs du kolkhose Octobre rouge, décorés et obéissants adressent une pétition au camarade Brejnev. (elle est longue, le style dans la plus pure dialectique communiste, je vais donc uniquement retranscrire l’objet de la pétition) “Pour mieux préparer l’avenir, nous souhaiterions connaître aujourd’hui le moment précis de l’instauration du communisme dans notre pays afin de prendre le plus dignement possible toute la place à ce moment-là. ”

Suivent 618 signatures. L’assemblée désigne deux jeunes komsomols pour se rendre à la capitale et porter la pétition en mains propres à Brejnev. Suivent deux pages de péripéties entre drôles et kafkaiennes. Les deux paysans sont têtus et arrivent à rencontrer le 28e adjoint du 36e secrétaire de Brejnev (sic) et ne le lâchent pas avant d’avoir une réponse. Le secrétaire pour s’en débarrasser a une illumination :

“Vous voyez, ces deux voitures noires sur le parking. A gauche c’est la Tchaïka du camarade Brejnev et à droite, celle du camarade Kossyguine. Fixez bien cette image et dites au glorieux travailleurs du kolkhose Octobre rouge que le communisme commencera officiellement chez nous le jour où vos propres tchaïka seront garées entre ces deux-là.”

Les deux paysans partent contents : ils ont leur réponse. De retour au kolkhose, ils scrutent l’assemblée avec le même sérieux que le fonctionnaire les a scrutés la veille et demandent à deux vieux les plus pauvres de leur donner chacun leurs pauvres sandales en écorce de bouleau (laptis), puis ils les rangent côte à côte sur la tribune:

“Vous voyez, à gauche les laptis de Macha et à droite le laptis d’Alexandre. Et bien, le jour où où vous verrez les laptis du camarade Brejnev rangés entre ces deux paires, vous pourrez dire que le communisme est enfin instauré dans notre pays”.

Histoire vraie!!!!! Pas cons les deux paysans!

Bref, entre ces deux visions, pour vous que serait le communisme idéal?