Cette grande famille d’herbes annuelles et vivaces, d’arbustes, d’arbres et de lianes comprend environ une centaine de genres et 2000 espèces réparties dans les régions méditerranéennes, tempérés et subtropicales. Ces plantes sont hérissées de poils rudes. Les feuilles sont généralement simples, entières et alternes. Les fleurs possèdent 5 pétales et 5 sépales et sont hermaphrodites. Le plus souvent elles ont une symétrie radiale et sont regroupées en cymes. Le fruit est généralement un tétrakène. De nombreux genres sont cultivés comme plantes ornementales (helitrope, myosotis, mertensia, …). Certaines espèces comme la bourrache, la consoude et la pulmonaire possèdent des propriétés médicinales.
plantes
Bixaceae
La famille ne compte qu’une espèce, Bixa orellana L., le rocouyer, qui vit en Amérique Centrale. C’est un arbuste (ou un petit arbre) souvent cultivé dans toutes les régions tropicales, et qu’on reconnaît immédiatement à ses feuilles en forme de coeur et à ses fleurs très belles et pourprées: 5 grands pétales et beaucoup d’étamines. Les fruits sont souvent entièrement recouverts de piquants, comme une brosse, parfois aussi ils sont lisses, et au printemps ils éclatent dans le sens de la longueur. Les 2 moitiés contiennent de nombreuses graines, qui sont noyées dans une épaisse gelée orangée.
Jusqu’à la fin du XIXe siècle, cette gelée servait à la préparation des peintures ; on la vendait une fois séchée.
plantes
Bignoniaceae
Cette petite famille tropicale – environ 100 genres – est surtout bien représentée en Amérique du Sud. Les caractéristiques des Bignoniaceae sont des graines toujours ailées, à deux valves. Les fleurs sont bisexuées en forme de trompette (souvent très originale) implantées sur des lianes (aux feuilles à vrilles) ou sur des sous arbrisseaux. Certaines espèces ont de belles fleurs nocturnes visitées par les papillons de nuit . D’autres espèces ont des fleurs ternes, sentant mauvais, qui reçoivent les visites des souris.Cette famille comporte de nombreuses plantes ornementales. Son nom rappelle le père J.-P. Bignon (bibliothécaire de Louis XlV), protecteur des hommes de science et grand ami du fameux Tournefort (1656-1708), dont la classification végétale en fît le digne précurseur de Linné.


