Le charme, anti-inflammatoire

les chatons du charme © Secrets de plantes

les chatons du charme © Secrets de plantes

Le charme, Carpinus betulus, de la famille des Betulaceae, est un grand arbre d’environ 25 m qui forme des bois ou des taillis jusqu’à 600 m d’altitude. Il aime tous les terrains. En France, on le rencontre surtout au Nord et à l’Est. C’est un arbre qui préfère les climats tempérés nordiques : les charmes de Glasgow, en Écosse, sont superbes. Il pousse ainsi en Europe et en Asie mais pas en région boréale ni méditerranéenne.

Son tronc, plus ou moins cannelé, a une écorce fine, grise et lisse. Ses jeunes rameaux velus, souvent tordus, portent des feuilles alternes et caduques, glabres sur leur face supérieure et légèrement pubescentes sur les nervures saillantes de la face inférieure. La feuille, dentée, régulièrement nervurée, est comme plissée.
Les fleurs femelles sont en grappes pédonculées, les fleurs mâles en chatons sessiles pendants. La fleur elle-même est un involucre foliacé, à 3 lobes inégaux, figurant un cornet ouvert qui porte soit des étamines soit un ovaire surmonté de 2 longs styles rouges.

En octobre ce dernier se transformera en un akène renfermant une graine.

Composition chimique et usages actuels

Charme

Charme

La feuille contient :
– des glucides, notamment des osides (gomme)
– des matières minérales
– des acides organiques : acide formique
– des composés phénoliques : acides phénoliques (acide gallique) et tanins (tanin gallique et tanin ellagique)
– des résines

On reconnaît au charme des vertus anti-diarrhéiques et anti-inflammatoires.

Usages pharmaceutiques
Le décocté de charme peut être utilisé pour ses propriétés astringentes en cas de bronchite et d’inflammation de la gorge.

Usages cosmétiques
Le charme est réputé pour ses vertus adoucissantes.
La feuille de charme est également astringente et douée de propriétés reminéralisantes.

Ces propriétés en font un actif recommandé dans :
– des shampooings pour cheveux abîmés et fragiles, gras ou normaux
– des laits corporels
– des crèmes adoucissantes pour les mains
– des soins reminéralisants pour peaux abîmées, fatiguées et ternes
– des crèmes pour peaux matures, mixtes ou normales
– des masques astringents pour peaux grasses
– des crèmes pour peaux sensibles et fragiles

Usages traditionnels

Les feuilles astringentes, étaient employées en médecine populaire, en

gargarisme dans les maux de gorge, dans les diarrhées et contre diverses formes de relâchement des tissus.
Des fruits, on a extrait une huile de très médiocre qualité.
Très apprécié pour sa solidité, le charme était utilisé comme bois d’oeuvre pour la confection d’outils et pour les constructions. C’était l’essence de prédilection pour confectionner les étals de boucherie.
C’est un bon bois de chauffe.
L’écorce donne une matière colorante jaune.

Rejetant aisément de souche, le charme est idéal pour la conduite en taillis : les « charmilles », simples haies ou salles de verdure, en sont les témoins séculaires.

Folklore

Carpinus viendrait du celtique « car », bois et de « pen », tête.
Le charme servait notamment à fabriquer des jougs pour l’attelage des boeufs.
Il est symbole d’ornement et d’embellissement.
Selon Littré, il y aurait eu confusion entre le charme (arbre) et le sens magique de charme, envoûtement et enchantement.
A noter aussi, l’expression, « se porter comme un charme ».

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