Contrepèteries gourmandes

goûter

les beignets

En amuse bouche, si je puis m’exprimer ainsi, je vous soumets quelques contrepèteries gourmandes, très nombreuses dans l’art du contrepet.

À croire qu’il suffit d’inverser les syllabes pour passer des plaisirs d’un orifice à un autre.

Elle a reçu toute la farine sur sa mante.

La maison peut également vous procurer des rillettes en fût.

Les nouilles cuisent au jus de cane.

Les femmes n’apprécient pas le marc trop doux.

Rien ne vaut un bon coup de marc après la dînette.

Ta grosse tartine passe mal, parrain.

Suce la belle pomme, Aline.

Je vais vous faire des escalopes avec une belle salade.

Votre poire a un goût de terrine.

J’ai senti une forte odeur de marron en approchant du quai.

Si tu ne bouffe pas mon chou, je ne toucherai pas à tes cailles.

Les meilleures moules ont l’écaille presque noire.

Quelles bonnes frites pour ces bedaines!

Gélatine panée.

Le cuisinier demande au sommelier un coup de vin pour son salmis.

Mademoiselle, désirez-vous des nouilles encore?

Le cuisinier met du coeur à ses bouillons.

Quelques bonnes frites pour ces bedaines.

Si tu voulais me laisser le pain chaud,  je te donnerai ma croûte à pâté.

Le coq mort veut les meilleurs crus.

La cuisinière se plait à biseauter les frites.

De vieux messieurs bedonnants s’évertuaient sur leurs frites.

Et entre deux contrepèteries, n’oubliez pas de goûter

Vous mangez, vous buvez, mais pensez-vous à goûter? Combien de fois vous a-t-on demandé au cours d’un repas ce que vous pensez du vin par exemple et vous vous apercevez que vous n’avez pas fait attention à goûter.

Faute d’affuter notre goût, nous risquons de mourir de malbouffe.

Par exemple, achetez toutes les tablettes de chocolat noir que vous trouvez, goûtez et trouvez celles dans lesquelles il y a du beurre concentré ou d’autres matières grasses autres que le beurre de cacao.

Vérifiez le résultat de votre test sur l’emballage.

Vous verrez que si vous y prêtez attention, vous reconnaîtrez facilement les chocolats qui font des économies sur votre dos, enfin, sur votre santé.

Luttez contre la malbouffe

gourmandises

gourmandises

La société et les individus sont malade de malbouffe! Lorsqu’on achète des produits alimentaires, regarder la plupart des étiquettes fait peur, penser à la composition des boues d’épuration des eaux qui ont servi d’engrais et à tous les polluants de la chaîne alimentaire inciterait plutôt à jeûner.

Le civisme et l’écologie coûtent cher et remplacer des canalisations en plomb qui ne se voient pas ne rapporte aucunes voix aux élections, alors nous sommes bien obligés de nous nourrir avec ce que nous trouvons.

Ce qui est sûr, c’est que la bonne cuisine se fait avec de bons produits.

Pendant une semaine au moins, essayez de trouver de bons produits (les bios ne sont malheureusement pas toujours les meilleurs!), de chercher quelques recettes appétissantes bonnes pour la santé et de manger équilibré. L’idéal est évidemment de se fournir à la ferme et pas n’importe quelle ferme.

Apprenez à déguster, à faire la différence entre un bon vin et de la piquette puis ensuite entre un Médoc, un Saint-Émilion ou un Graves. Dans votre assiette, faites-vous la différence entre une côte de boeuf  de Charollais ou d’une vache de réforme élevée sur des barges en Hollande. La plupart du temps, lorsqu’on mange, on se nourrit et on ne prête pas attention aux saveurs, à la qualité des aliments. Un produit bio n’est pas forcément bon et un produit issu de l’agriculture raisonnée n’est pas forcément mauvais et nocif.

Exercez vos papilles et vous verrez qu’à force de prêter attention à ce que vous mangez, vous allez apprendre à faire de subtiles différences.

Retrouvez le goût et le plaisir de la table.

Passez quelques semaines à la campagne avec des paysans

Potimaron © Secrets de plantes

Potimaron © Secrets de plantes

Pour lutter contre la bouffe à deux vitesse, passez une semaine avec des paysans pour essayer de comprendre leurs problèmes et de les soutenir. Je viens justement de passer huit jours dans le Lot, en pleine campagne pour réaliser quelques sculptures et n’ai mangé que des produits des jardins et des éleveurs du voisinage. Rien à voir avec les produits des marchés parisiens, on redécouvre un vrai feu d’artifice de saveurs.

Depuis quand n’avez-vous pas cueilli un fruit directement sur l’arbre?

Depuis quand n’avez-vous pas préparé un légume provenant directement du jardin ou un poisson qui vient d’être pêché?  J’ai pu comparer le goût du saumon que l’on vient de pêcher et le saumon, même “frais” que l’on achète au marché!

Lorsque vous achetez des produits qui viennent des antipodes, pensez-vous à ce qu’a été payé l’agriculteur sur place?

Et si vous ne faites même plus la différence entre une côte de mouton de pré salé d’une ferme bretonne et une côte de mouton du supermarché, posez-vous des questions sur l’état de vos papilles.

Offrez à vos amis une soirée saveurs littéraires

Poireaux © Secrets de plantes

Poireaux © Secrets de plantes

Savez-vous pourquoi certains dîners restent dans les mémoires et d’autre pas? L’alchimie est complexe.
Testez les dîners littéraires ou artistiques.
De nombreux auteurs ont écrit des recettes de cuisine ou ont parlé de recettes dans leurs ouvrages:
Alexandre Dumas, Salvador Dali et les Dîners de Gala

Pepe Carvalho a émaillé ses romans de recettes de cuisine.
Mais le fin du fin est de servir le plat en faisant écouter le texte, dit par des comédiens.
Votre dîner sera inoubliable si vous servez une soupe aux poireaux pommes de terre tout en faisant écouter aux convives le texte de Marguerite Duras, dit par Delphine Seyrig et Sami Frey (extrait d’Un vague extrêmement précis, spectacle donné à La Roque d’Anthéron, musique de Carlos d’ALESSIO).
Une version raffinée de cette soupe est la Vichyssoise.

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